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Littér'auteurs
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24 février 2015

CAHIERS DU JOUR : 24 février ¨ Aujourd'hui parce que je le vaux bien

2015

Mathis, neuf ans et quelque, est en vacances. Il aime manger et c’est agréable de chercher à plaire à ses papilles qui se civilisent au fil des années. Dès dix heures, il s’inquiète de connaître le menu. « Des pâtes et du poulet », dis-je laconiquement. Se satisfaisant de ma réponse, il dit à son grand-père : « Ici, on mange toujours bien ». Mais quand il constate que le poulet est en dés, mitonné dans une crème aux échalotes qui nappe les linguines parsemées de copeaux de parmesan, il s’exclame : « Ici, on mange toujours très bien ».

© Martine - Littér'auteurs - 24 février 2015


Les 366 réels à prise rapide correspondent à un exercice d’écriture de Raymond Queneau tiré des Exercices de Style. Il s’agit d’écrire chaque jour un texte sur un thème proposé sous la forme “Aujourd’hui [quelque chose]“.

Les règles sont les suivantes : écrire sur le vif, ne pas écrire plus de 100 mots, rapporter des éléments réels de sa journée sans en inventer et sans se référer à un jour antérieur, suivre la thématique de la date correspondante. La liste des thèmes et le règlement sont ici

Valentyne, sur son blog "La jument verte", Fred Mili, sur "Histoire et Nouvelles", Marlaguette, sur "Destinée de pacotille", Jacou, sur "Les mots autographes", Dominique, sur "Un esprit sain dans un corsage",  se livrent aussi à cet exercice quotidien et périlleux.

Prochain épisode : 25 février ¨ Aujourd'hui Moi Je

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18 janvier 2015

CAHIERS DU JOUR - Semaine du 12 au 18 janvier 2015

2015

Les 366 réels à prise rapide correspondent à un exercice d’écriture de Raymond Queneau tiré des Exercices de Style. Il s’agit d’écrire chaque jour un texte sur un thème proposé sous la forme “Aujourd’hui [quelque chose]“.

Les règles sont les suivantes : écrire sur le vif, ne pas écrire plus de 100 mots, rapporter des éléments réels de sa journée sans en inventer et sans se référer à un jour antérieur, suivre la thématique de la date correspondante. La liste des thèmes et le règlement sont ici.


Lundi 12 janvier 2015 ¨ Aujourd'hui description du comportement des humains.

Trois millions sept cent mille, s'exclament les médias. Tous dans un même mouvement collectif ! Debout, droits dans leurs bottes. Y en a-t-il seulement un(e) qui a crié : "je suis juste là, parce que j'ai peur pour ma peau, pour ma vie pépère, pour ma bagnole, pour mon compte en banque et que je fais dans mon froc ? Et que de Charlie, je m'en fous un peu".

Le collectif n'est que l'addition d'individualités égocentriques. C'est humain.


Mardi 13 janvier 2015 ¨ Aujourd'hui ce qui ne fonc­tionne pas.

Mon inspiration


Mercredi 14 janvier 2015¨Aujourd'hui transparences.

"Poésie, le dernier phare sur la mer qui monte" ; in Poésie, Art de l'insurrection ; Ferlinghetti ; maelstrÖm reEvolution

Transparences des mots....


Jeudi 15 janvier 2015 ¨ Aujourd'hui j'attends.

J'ai attendu toute la journée à attendre quelques chose. Je ne savais trop pas ce que j'attendais... Attendez ! Ne me dites pas que vous attendiez aussi ! Vous attendiez quoi,, au fait ? En tout cas, il fait nuit, et j'attends que le sommeil arrive


Vendredi 16 janvier 2015 ¨ Aujourd'hui mal.

Ni mal de mer, ni mal du pays. Pays... j'ai dit Pays ? C'est qu'il me fait un mal de chien, mon pays qui divague ! Le mal est fait, depuis ce jour sinistre où la liberté a été flinguée. Ces gens sont l'incarnation du mal. Ils ne distinguent pas le bien du mal. Et je crains les remèdes qui vont être prescrits à ces grands maux. Ça risque d’aller de mal en pis ! Je ne veux du mal à personne, je ne songe pas à mal et il ne faudra surtout pas rendre le mal par le mal.


Samedi 17 janvier 2015 ¨ Aujourd'hui, film dont vous êtes le héros.

Je ne suis pas cinéphile.
La vie sur les écrans,
Les grands et les petits,
M’ennuie et m’anesthésie.

Je ne suis pas cinéaste
Ni metteur en scène
Ni réalisateur.

Le film de cette journée
C’est juste
Quelques séquences
Quelques rencontres
Quelques émotions
Quelques gestes.

Les yeux d’une vieille dame
Embruinés par les années
Dans lesquels j’ai vu
Quatre-vingt-dix ans
D’une vie.

L’héroïne, c’était elle
Aujourd’hui

Pour son anniversaire.
J’en fus la spectatrice,
Attendrie et émue.

N’est-ce pas mieux
Qu’au cinéma ?


Dimanche 18 janvier 2015 ¨ Fragment d'aujourd'hui raconté en recette de cuisine.

 

Liste des ingrédients :

-         Une salle de bain

-         Un tapis

-         Un jeans

-         Un pull

-         Un rendez-vous

-         Une montre

-         Chaussettes, chaussures…

 

  1. Commencez par vous prendre les pieds dans le tapis, et glissez-vous sous la douche
  2. Oubliez d’analyser d’où viendra la giclée d’eau froide et poussez un cri de surprise glacée
  3. Lavez-vous, sans oublier les oreilles et …
  4. Cherchez slip et soutif
  5. Surveillez l’heure et sautez dans le jeans, le pull, les chaussettes et les chaussures
  6. L’heure du rendez-vous est passée et vous êtes toujours à poil
  7. Recouchez-vous

Le cahier du jour du 5 au 11 janvier 2015 est à lire ici

13 février 2015

CAHIERS DU JOUR, 13 FÉVRIER : Aujourd'hui : Végétal

Les 366 réels à prise rapide correspondent à un exercice d’écriture de Raymond Queneau tiré des Exercices de Style. Il s’agit d’écrire chaque jour un texte sur un thème proposé sous la forme “Aujourd’hui [quelque chose]“.

Les règles sont les suivantes : écrire sur le vif, ne pas écrire plus de 100 mots, rapporter des éléments réels de sa journée sans en inventer et sans se référer à un jour antérieur, suivre la thématique de la date correspondante. La liste des thèmes et le règlement sont ici

Valentyne, sur son blog "La jument verte", Fred Mili, sur "Histoire et Nouvelles", Marlaguette, sur "Destinée de pacotille", Jacou, sur "Les mots autographes", Dominique, sur "Un esprit sain dans un corsage",  se livrent aussi à cet exercice quotidien et périlleux.

molécule de chlorophylle

Ma misophonie et les végétaux

Je ne savais pas qu’un végétal pouvait être aussi bruyant :

-         ça fait bluuuup,

-         ça fait paaafff,

-         ça fait tchlaaaaaaacccc,

-         ça fait pfouah-pfouah,

-         ça sait faire tlan,

 Vous ne comprenez pas ? Le chewing-gum que mâchait ma petite élève, il y a quelques heures, il est bien à la chlorophylle ? Et la chlorophylle, c’est bien l’un des pigments de certains végétaux ?

© Martine Littér'auteurs - 2015/02/13

10 février 2015

CAHIERS DU JOUR, 10 février 2015 - Aujourd'hui NOTE

Les 366 réels à prise rapide correspondent à un exercice d’écriture de Raymond Queneau tiré des Exercices de Style. Il s’agit d’écrire chaque jour un texte sur un thème proposé sous la forme “Aujourd’hui [quelque chose]“.

Les règles sont les suivantes : écrire sur le vif, ne pas écrire plus de 100 mots, rapporter des éléments réels de sa journée sans en inventer et sans se référer à un jour antérieur, suivre la thématique de la date correspondante. La liste des thèmes et le règlement sont ici

Valentyne, sur son blog "La jument verte", Fred Mili, sur "Histoire et Nouvelles", Marlaguette, sur "Destinée de pacotille", Jacou, sur "Les mots autographes", Dominique, sur "Un esprit sain dans un corsage",  se livrent aussi à cet exercice quotidien et périlleux.

NOTE

DO…mestiquer une imprimante

RÉ…calcitrante, c’est de la

MI…cro-chirurgie.

FA…çon de parler, me dis-je, en

SOL…iloquant.

LA…machine ne me résistera pas

SI…je garde mon calme.

© Martine Littér'auteurs - 2015/02/10

4 mars 2015

CAHIERS DU JOUR : 4 mars¨ Aujourd'hui oreilles

2015

C’est une petite fille de sept ans
qui ne comprend pas le lien qui existe entre le bruit et le son,
qui ne donne pas sens aux mots dits ou écrits,
qui ne discrimine pas la connexité
qui existe entre la modulation phonique et son incidence sur les mots.

C’est une petite fille
dont les oreilles fonctionnent parfaitement,
dans leur fonction otique,
mais qui ne correlle pas ce qu’elle entend
avec ce qu’elle est censée en déduire.

Cette petite fille,
je l’accompagne en remédiation scolaire,
et je me sens impuissante à lui venir en aide.

© Martine Littér'auteurs - 4 mars 2015

https://www.facebook.com/martine.crasez


Les 366 réels à prise rapide correspondent à un exercice d’écriture de Raymond Queneau tiré des Exercices de Style. Il s’agit d’écrire chaque jour un texte sur un thème proposé sous la forme “Aujourd’hui [quelque chose]“.


Les règles sont les suivantes : écrire sur le vif, ne pas écrire plus de 100 mots, rapporter des éléments réels de sa journée sans en inventer et sans se référer à un jour antérieur, suivre la thématique de la date correspondante. La liste des thèmes et le règlement sont ici

Valentyne, sur son blog "La jument verte", Fred Mili, sur "Histoire et Nouvelles", Marlaguette, sur "Destinée de pacotille", Jacou, sur "Les mots autographes", Dominique, sur "Un esprit sain dans un corsage",  se livrent aussi à cet exercice quotidien et périlleux.

Et aujourd'hui, c'est avec grand plaisir que nous accueillons dans "notre bande de fous", comme elle dit, notre amie Asphodèle, aux incontestables qualités d'écriture et qui nous entraîne chaque mois dans un logo-rallye qu'elle nomme "Les Plumes". Son blog, "Les lectures d'Asphodèle, les humeurs et l'écriture" est ici.

Prochain épisode : 5 mars ¨Aujourd'hui pensée parasite.

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2 mars 2015

CAHIERS DU JOUR : 2 mars ¨ Aujourd'hui difficile de.

2015

Difficile de choisir entre tous les clichés que j’ai pris au cours d’un challenge Hunter qui se déroulait hier.

2015

J’ai beaucoup pensé à Valentyne, même si aucune Jument Verte n’était en compétition.

2015

Alors, comme je n’ai pas réussi à me décider, je livre ici quelques unes des photos de ces performances hippiques qu’ont réalisées cavaliers et chevaux sur un terrain que la pluie avait rendu bourbeux, limite marécageux.

2015

Certaines réceptions furent pour le moins hasardeuses, d’autres plus élégantes, mais toutes témoignent de l’habileté, du style et de la dextérité des couples formés par les écuyer(e)s et leurs montures.

© Martine Littér'auteurs - 2 mars 2015

https://www.facebook.com/martine.crasez


Les 366 réels à prise rapide correspondent à un exercice d’écriture de Raymond Queneau tiré des Exercices de Style. Il s’agit d’écrire chaque jour un texte sur un thème proposé sous la forme “Aujourd’hui [quelque chose]“.


Les règles sont les suivantes : écrire sur le vif, ne pas écrire plus de 100 mots, rapporter des éléments réels de sa journée sans en inventer et sans se référer à un jour antérieur, suivre la thématique de la date correspondante. La liste des thèmes et le règlement sont ici

Valentyne, sur son blog "La jument verte", Fred Mili, sur "Histoire et Nouvelles", Marlaguette, sur "Destinée de pacotille", Jacou, sur "Les mots autographes", Dominique, sur "Un esprit sain dans un corsage",  se livrent aussi à cet exercice quotidien et périlleux.

Prochain épisode : 3 mars ¨Fragment d'aujourd'hui raconté en statistique.

27 février 2015

CAHIER DU JOUR : 27 février¨Aujourd'hui est un slogan publicitaire pour vous vendre.

2014

Pas d'idée personnelle, aujourd'hui. Parce que je ne suis pas à vendre !

© Martine Littér'auteurs - 26 février 2015

https://www.facebook.com/martine.crasez


Les 366 réels à prise rapide correspondent à un exercice d’écriture de Raymond Queneau tiré des Exercices de Style. Il s’agit d’écrire chaque jour un texte sur un thème proposé sous la forme “Aujourd’hui [quelque chose]“.

Les règles sont les suivantes : écrire sur le vif, ne pas écrire plus de 100 mots, rapporter des éléments réels de sa journée sans en inventer et sans se référer à un jour antérieur, suivre la thématique de la date correspondante. La liste des thèmes et le règlement sont ici

Valentyne, sur son blog "La jument verte", Fred Mili, sur "Histoire et Nouvelles", Marlaguette, sur "Destinée de pacotille", Jacou, sur "Les mots autographes", Dominique, sur "Un esprit sain dans un corsage",  se livrent aussi à cet exercice quotidien et périlleux.


Prochain épisode : 28 février ¨ Aujourd'hui froid.

26 février 2015

CAHIERS DU JOUR : 26 février¨Aujourd'hui machines

Machine…

à sous…les ponts de Paris
à frites… que j’essaie d’avoir
à laver le linge…sale en famille
à couper les seveux… sur la langue
à café… What else ?
à eau chaude… que je prétends avoir inventée (l'eau chaude, pas la machine)
à coudre… de fil blanc
à vaisselle…d’argent godronné (non, non, pas de faute de frappe)
à pain… gagné à la sueur de mon front
à voter… avec ses pieds
à vapeur…et à voile
à affranchir…tous les esclaves

Machine à explorer le temps… sans le gaspiller

© Martine Littér'auteurs - 26 février 2015

https://www.facebook.com/martine.crasez

 

2015

 


Les 366 réels à prise rapide correspondent à un exercice d’écriture de Raymond Queneau tiré des Exercices de Style. Il s’agit d’écrire chaque jour un texte sur un thème proposé sous la forme “Aujourd’hui [quelque chose]“.

Les règles sont les suivantes : écrire sur le vif, ne pas écrire plus de 100 mots, rapporter des éléments réels de sa journée sans en inventer et sans se référer à un jour antérieur, suivre la thématique de la date correspondante. La liste des thèmes et le règlement sont ici

Valentyne, sur son blog "La jument verte", Fred Mili, sur "Histoire et Nouvelles", Marlaguette, sur "Destinée de pacotille", Jacou, sur "Les mots autographes", Dominique, sur "Un esprit sain dans un corsage",  se livrent aussi à cet exercice quotidien et périlleux.


Prochain épisode : 27 février¨Aujourd'hui est un slogan publicitaire pour vous vendre.

12 février 2015

CAHIERS DU JOUR? 12 FÉVRIER - Aujourd'hui : Imprévu

Les 366 réels à prise rapide correspondent à un exercice d’écriture de Raymond Queneau tiré des Exercices de Style. Il s’agit d’écrire chaque jour un texte sur un thème proposé sous la forme “Aujourd’hui [quelque chose]“.

Les règles sont les suivantes : écrire sur le vif, ne pas écrire plus de 100 mots, rapporter des éléments réels de sa journée sans en inventer et sans se référer à un jour antérieur, suivre la thématique de la date correspondante. La liste des thèmes et le règlement sont ici

Valentyne, sur son blog "La jument verte", Fred Mili, sur "Histoire et Nouvelles", Marlaguette, sur "Destinée de pacotille", Jacou, sur "Les mots autographes", Dominique, sur "Un esprit sain dans un corsage",  se livrent aussi à cet exercice quotidien et périlleux.

2015

Soirée resto improvisée. Un espace sympa, animé par un couple sympa. Tout y est frais, tout est d’origine locale. Et de bonne origine. Des gens qui aiment les gens, qui aiment les produits savoureux qu’ils font valoir. Ce soir, un pavé de rumsteck, cuit juste comme c’est bon en bouche, agrémenté d’une sauce au poivre. Ce soir, un tartare de bœuf coupé au couteau, relevé, lui aussi, juste comme c’est bon en bouche. Simple et exquis. Et les pommes de terre « Signature » - du nom de ce restaurant – succulentes ! Bref, une soirée complètement parfaite.

© Martine Littér'auteurs - 2015/02/12

11 février 2015

CAHIERS DU JOUR, 11 février 2015 - AUJOURD'HUI "NOIR"

Les 366 réels à prise rapide correspondent à un exercice d’écriture de Raymond Queneau tiré des Exercices de Style. Il s’agit d’écrire chaque jour un texte sur un thème proposé sous la forme “Aujourd’hui [quelque chose]“.

Les règles sont les suivantes : écrire sur le vif, ne pas écrire plus de 100 mots, rapporter des éléments réels de sa journée sans en inventer et sans se référer à un jour antérieur, suivre la thématique de la date correspondante. La liste des thèmes et le règlement sont ici

Valentyne, sur son blog "La jument verte", Fred Mili, sur "Histoire et Nouvelles", Marlaguette, sur "Destinée de pacotille", Jacou, sur "Les mots autographes", Dominique, sur "Un esprit sain dans un corsage",  se livrent aussi à cet exercice quotidien et périlleux.

 

NOIR

 

© Martine Littér'auteurs - 2015/02/11

8 février 2015

CAHIERS DU JOUR : semaine du 2 au 8 février 2015

mots

Les 366 réels à prise rapide correspondent à un exercice d’écriture de Raymond Queneau tiré des Exercices de Style. Il s’agit d’écrire chaque jour un texte sur un thème proposé sous la forme “Aujourd’hui [quelque chose]“.

Les règles sont les suivantes : écrire sur le vif, ne pas écrire plus de 100 mots, rapporter des éléments réels de sa journée sans en inventer et sans se référer à un jour antérieur, suivre la thématique de la date correspondante. La liste des thèmes et le règlement sont ici

Valentyne, sur son blog "La jument verte", Fred Mili, sur "Histoire et Nouvelles", Marlaguette, sur "Destinée de pacotille", Jacou, sur "Les mots autographes", Dominique, sur "Un esprit sain dans un corsage",  se livrent aussi à cet exercice quotidien et périlleux.


2 février ¨ Aujourd'hui toujours par deux.

Bécassine

Habituellement sur le visage, on voit DEUX yeux, DEUX oreilles, DEUX joues. Mais comme DEUX nez et DEUX bouches, ça serait plutôt Picassoïque ou Picassoïen, la nature nous a créés avec une seule bouche et un seul nez. L’un ne va pas sans l’autre. Imaginez-vous un personnage sans nez, ou sans bouche ? Imaginez-vous sa difformité ?

Pourtant depuis cent-dix ans aujourd’hui nous nous divertissons d’un personnage qui ne possède pas de bouche. C’est notre amie Bécassine, née le 2 février 1905.

Bon anniversaire, Mademoiselle Annaïck Labomez, fille de Joseph Pinchon !


3 février¨ Aujourd'hui question idiote.

papier toilette billet euro argent 22_1_6

Des questions idiotes, j'en ai plein qui me trottent dans la tête à longueur de journées (parfois de nuits aussi). En voici une, parfaitement existentielle vous en conviendrez : quel est le chiffre d’affaire du papier toilette en Europe.

La réponse est ici :


Un Européen consomme 13 kilogrammes de « PQ », le papier hygiénique, chaque année, avec un marché estimé à 8,5 milliards annuels sur ce continent. 


4 février ¨Aujourd'hui ça me regarde [pas]

yeux

Une inconnue un peu givrée
Qui signe des post enfiévrés
Ça me regarde pas, ça me regarde pas

Une inconnue très intrusive
À la présence abusive
Ça me regarde pas, ça me regarde pas

Une inconnue qui veut savoir
Ce qui se passe dans mon boudoir
Ça ne la regarde pas, ça ne la regarde pas

Et c’est comme ça !

À la manière de Robert Desnos


5 février ¨Aujourd'hui vêtement.

oignon

Des fringues, des frusques, des nippes. En cette saison, c’est un peu pelure d’oignon !

Comment ça, il ne faut pas s’introduire entre la pelure et l’oignon ? Parce que vous pensez, vous, que ce ne sont pas mes oignons que de me mettre mon nez dans l’armoire où mes vêtements sont accrochés en rang d’oignon ? Parce qu’ils sont soignés aux petits oignons mes habits ! Pas vraiment parce que j’aime ressembler à ce bulbe « gonflé et bedonnant, comme les clowns qui ont trente-six gilets », mais parce que les oignons sont symbole de l’intelligence en Chine. Je m'égare, là...


6 février¨ Aujourd'hui celui ou celle qui dit « oui ».

standardiste

- Allo ?

- Oui, me répond la standardiste.


7 février ¨ Aujourd'hui c'est presque.

horloge

C’est presque ça !

Une connaissance, aujourd’hui, me raconte ses déboires avec sa fille adolescente qui a un peu la tête à l’envers. Et qui, outre crises de nerfs et bouderies en tout genre, accumule malaises, bobos et blessures. « Je sais, me confie-t-elle, c’est "psychomatique". Mais c’est usant ! »

pendule

J’ai pensé qu’elle était au bord du rouleau, mais comme je ne voulais pas remuer le couteau sur le feu en mettant les pendules sur les i, j’ai préféré rester sourde comme une carte. Après tout, chacun voit midi à quatorze heure, non ?

 

 

 

 

 

 

 


8 février ¨ Aujourd'hui tourne.

terre tourne

La terre tourne, on nous le dit depuis la nuit des temps. Mais ceux qui tournent autour de nous ne vont pas toujours rond ! Assisté cet après-midi à la répétition de « chansonniers » des temps modernes, de ceux qui affirment que si le poisson rouge tourne en rond dans son bocal, il a, malgré tout, des choses à dire : que notre société tourne au vinaigre, qu’il ne suffit pas de tourner casaque pour se dédouaner, que les tournées électorales ne sont que fatuité.

Patron ! C’est ma tournée !


Les cahiers du jour du 5 au 11 janvier 2015 sont ici
Les cahiers du jour du 12 au 18 janvier 2015 sont ici 
Les cahiers du jour du 19 au 25 janvier sont ici
Les cahiers du jours du 26 janvier au 1er février sont ici

 

 

28 janvier 2015

CAHIERS DU JOUR - Semaine du 26 janvier au 1er février

aujourd'hui

Les 366 réels à prise rapide correspondent à un exercice d’écriture de Raymond Queneau tiré des Exercices de Style. Il s’agit d’écrire chaque jour un texte sur un thème proposé sous la forme “Aujourd’hui [quelque chose]“.

Les règles sont les suivantes : écrire sur le vif, ne pas écrire plus de 100 mots, rapporter des éléments réels de sa journée sans en inventer et sans se référer à un jour antérieur, suivre la thématique de la date correspondante. La liste des thèmes et le règlement sont ici

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26 janvier ¨ Aujourd'hui numéro[s] en couleur.

 

 

ÉCUREUIL

 

 

Deux
Fulgurances mordorées
Sur le tronc du tilleul.

Le ciel peluche
De mille flocons
Blancs
Qui se posent
Délicatement
Sur les fourrures
Fauves.

Ils se poursuivent
Jouent à cache-cache
Dans les branches dénudées
Par la rigueur
De l’hiver.

Sous l’œil impassible
D’une mésange

Bleue.


27 janvier ¨ Aujourd'hui journée des pieds.

20150127_094108.jpg

Aujourd’hui, j’étais sur le pied de guerre : j’avais une mission et c’est pied au plancher que j’ai parcouru les kilomètres qui me séparent de la boutique du ressemeleur qui m’attendait de pied ferme et déjà à pied d’œuvre ; on ne peut pas dire que je l’ai pris au pied levé ! Pas besoin de lui casser les pieds : il a immédiatement compris la raison de mon irruption. Comme il n’a pas les deux pieds dans le même sabot, il n’a pas mis les pieds dans le plat en me demandant ce qui était arrivé à ces chaussures.

 


28 janvier ¨ Aujourd'hui bu.

 

20150128_070528.jpg

 

Ce matin, comme tous les matins, bu ce pur nectar ambré.

Une explosion de succulence, quand les quintessences des fruits, des épices et du thé rouge fusionnent et s’harmonisent. Quand l’astringence de la cardamome et de la robe d’orange aiguise et révèle la fragrance de la cannelle et du girofle dont quelques pétales de rose tempèrent l’âpreté.

Bu avec volupté, accompagné de pain d’épice, sur lequel je dépose quelques subtilités d’orange amère.


29 janvier ¨ Aujourd'hui une princesse.

30 janvier ¨ Aujourd'hui oublié de.

31 janvier ¨ Aujourd'hui moment lumi­neux.

1er février ¨ Aujourd'hui coup.


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Les cahiers du jour du 19 au 25 janvier sont ici

25 janvier 2015

CAHIERS DU JOUR - Semaine du 19 au 25 janvier 2015

RÉELS

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19 janvier 2015 ¨ Aujourd'hui dilemme.

2015

Ma photo de neige, prise à 20 h 30, je la mets en couleur, ou en noir et blanc ? 
En couleur, ça fait un peu pisseux. Le réverbère municipal ne réverbère pas grand chose.
En noir et blanc, ça fait un peu drame.
Certes. La neige pour moi, c'est drame. Mais je ne suis pas obligée de le dire à tout le monde !
Ah oui, je vais la jouer carte postale à l'ancienne.


20 janvier 2015 ¨ Aujourd'hui sans pitié.

Pitié, dit le pinson à la mésange,
Qui ce matin se goinfre de tournesol et d’arachide !
S’il te plaît, fais-moi une petite place sur la mangeoire.
La neige couvre le sol et mes pattes sont gelées.

Mais la demoiselle impassible continue à picorer
Jetant un œil courroucé à quiconque viendra
Becqueter quelques graines.

2015

Pitié, dit le rouge-gorge au pinson
Je suis plus petit que toi !
J’ai froid, j’ai faim !

Quand la mésange s’envole
Le pinson prend la place
Jetant un œil courroucé à quiconque viendra
Becqueter quelques graines.

Les petits oiseaux ont la dent dure !


21 janvier 2015 ¨ Aujourd'hui dégoût et des couleurs.

 

orange-moisie-4197106

Je l’aime ce marché du mercredi matin à Beaurepaire ! Une bourgade rurale Iséroise qui s’anime chaque semaine à la mode provençale. « Qui c’est qui veut des oranges ? Messieurs-dames, en passant, regardez mon cageot ! Regardez comme elles sont belles mes oranges ! J’en ai un plein cageot ! Bonjour Madame... » Comme disait Fernand Reynaud… Tiens, justement, en parlant d’oranges. C’est sûr que, ce matin, elles en avaient la couleur, celles du dessus du cageot. Mais celles du dessous… Dites ? Vous savez pourquoi elles n’étaient plus complètement orange ?


22 janvier 2015 ¨ Aujourd'hui la force.

baillon

Force est de constater que cette personne n’a pas de force d’âme et que je ne suis guère de force à affronter les mauvais procès qu’elle me fait. Il est au-dessus de mes forces de combattre la rouerie, la suspicion. C’est donc par la force des choses que j’ai demandé à être relevée de mes fonctions de correspondante de presse sur la commune dont elle est maire depuis quelques mois. Elle croit avoir fait un coup de force dont elle semble se réjouir. Elle ignore sans doute qu’en cas de force majeure, ce sont ses opposants qui uniront leurs forces.

 

 


23 janvier 2015 ¨ Aujourd'hui mélange.

 

mots

Mélange des mots avec un groupe de petits bouts de 5 et 6 ans. Chaque vendredi après-midi, je conduis un atelier d’écriture, dans le cadre des TAP (temps d’activités périscolaires). En ce moment c’est le cycle des plus jeunes, non scripteurs pour la plupart, mais déjà poètes. Ils sont tout étonnés de réussir à élaborer des petits textes collectifs, qui « font de la musique », disent-ils. Ce temps passé avec eux m’est très précieux. Mots-murmure, mots-mélodie, mots-poésie, mots-babil, mots-friselis, mots-chuchotis…


24 janvier 2015 ¨ Aujourd'hui c'est long.

 

0005 - 9 mars 1988

C’est long, une vie, quand elle a été mutilée

C’est long, une vie, quand l’essentiel est parti

C’est long, une vie, quand elle n’a plus de sens

C’est long, une vie, quand on a perdu la substance

C’est long, ma vie, sans toi, mon enfant.

 

 

 


25 janvier 2015 ¨ Aujourd'hui ce qui vous empêche d'écrire.

crayon-sur-clavier-ordinateur

Alors que je suis amenée à écrire à longueur de journée et que, pour cela, j’utilise l’ordinateur ou le smartphone, je me suis trouvée un peu démunie, cet après-midi, pour rédiger un petit post-it. Impossible de mettre la main sur un stylo en état de s’épancher sur mon minuscule ticket flavescent.

« C’est en écrivant qu’on devient écrevisse »… Qu’aurait pensé Alphonse Allais du vocable « tapuscrit », lui qui ne produisait que des « manuscrits » ?


Les cahiers du jour du 5 au 11 janvier 2015 sont ici
Les cahiers du jour du 12 au 18 janvier 2015 sont ici

28 janvier 2014

LA LUMIÈRE VOLÉE, Hubert Mingarelli

LA LUMIER VOLEE MINGARELLI

La lumière volée
Hubert Mingarelli
Folio Junior. 2009. 140 pages. À partir de 12 ans.

 

 

 

Varsovie. 1942. Deux gosses. Deux mômes. Juifs.

Élie, onze ans, est venu trouver refuge aux côtés de Josef Cytrin auquel il se confie, quand l’ombre arrive et que les coups de feu retentissent dans la nuit. Il a quitté le ghetto et ne trouve sécurité nulle part ailleurs qu’auprès de Josef qui repose sous une stèle. Si, il y a aussi Clara qui lui fournit subsistance. Élie est orphelin. Son père lui a laissé quelques subsides qui lui permettent de payer ses repas.

Gad, à peine plus âgé. Un szmugler. Il vit dans le ghetto que, chaque matin, il quitte pour trafiquer et ramener à ses occupants de quoi s’alimenter un peu.

Ces deux gamins vont voler quelques nuits à la mort. Dans un cimetière. Adossés à une tombe. Quand l’ombre les enveloppe et que les coups de feu retentissent dans la nuit, toujours plus près de leur repère.

Le premier est encore un enfant, ingénu. Le second est déjà, aux yeux de la guerre qui sévit, un vaurien. Leur rencontre est émouvante et tragique. Chacun apporte à l’autre une part de son désir de vie. Jusqu’au bout de leur vie. De leur lumière.

Hubert Mingarelli a publié ce roman en 2009. Son écriture n’avait pas atteint la puissance qui s’exprime dans ses derniers opus, destinés aux adultes (Un repas en hiver, Quatre soldats). Pourtant. Serrements de cœur. Émotion. Poésie. Littérature. De l’authentique, de l’essentielle. De celle qu’il faut lire, sans modération. À partir de 12 ans, peut-être. Mais bien après, aussi. 

 

17 février 2014

TANTE HILDA ! Jacques-Rémy Girerd & Benoît Chieux

Tante Hiilda ! JR Girerd B Chieux

Tante Hilda !
Jacques-Rémy Girerd & Benoît Chieux
Éditions Flammarion Jeunesse
février 2014, 60 pages

 

 

Dans une campagne verdoyante et bigarrée. Tante Hilda a des parents, un papa et une maman un peu extravagants. Tante Hilda est botaniste parce qu’elle aime les fleurs. Tante Hilda a un ami, Michaêl qui l’aide à protéger les fleurs. Tante Hilda habite un paisible petit village, Beaumont-les-Vignes, probablement dans la Drôme, non loin d’Hauterives et du Palais Idéal du facteur Cheval.

Dans la zone industrielle de la grande ville sombre et inquiétante. Un laboratoire secret abrite les expériences du professeur Aldashin et de son assistant Julio Attilio. Le professeur se prénomme Michaël… La directrice, Dolorès. Dolorès dirige les laboratoires DOLO, spécialisés dans la recherche… dont on ne dira pas le nom tout de suite. Vous savez ? La recherche qui vise à rendre les plantes plus productives, plus grandes, étouétou. La recherche qu’il faut faire si on veut gagner beaucoup de sous, mais qu’on se moque des conséquences des trouvailles que l’on fait. D’ailleurs le président de la République, dans cette histoire-là, est dans le coup. Du côté de la ville, pas de celui de la campagne.

Contraste saisissant dans le graphisme, dans l’illustration, dans les couleurs. C’est sûr, c’est évident. Mais ça a le mérite de poser les choses. Ne pas oublier que « la cible » de ce conte écologico-loufoque, c’est de jeunes lecteurs. Et qu’il est probable qu’ils seront davantage attirés par le long métrage de la société de production Folimage qui vient de sortir sur les écrans.

Jacques-Rémy Girerd et Benoît Chieux signent des scénarios bien construits, pédagogiques mais pas didactiques, attrayants et édifiants. Qui permettent cependant que naisse la réflexion, que germe le discernement (comme les fleurs, dans les serres de Tante Hilda). De parti-pris, certes, mais comment pourrait-il en être autrement ? L’album qui accompagne le film d’animation explique clairement l’intention de ses auteurs. Les illustrations grossissent volontiers le trait (peut-être un peu trop à mon goût).

En tout cas, « Tante Hilda » prend dignement la suite de ....


La Prophétie des grenouilles 

 et de

 

Mia et le Migou

5 mars 2015

CAHIERS DU JOUR : 5 mars ¨Aujourd'hui pensée parasite

2015

Aujourd’hui, je me suis mise à la place de Léon Tolstoï (avant qu’il ne possède sa barbe broussailleuse), auquel son frère interdisait formellement de penser à un ours blanc. Vous devinez bien sûr le supplice de cet enfant qui ne pouvait plus s’empêcher d’avoir à l’esprit l’image du plantigrade interdit. Alors, je me suis refusé le droit d’imaginer ce que serait cet exercice de style qu’il me faudrait rédiger sur les pensées parasites. Eh bien, ça fonctionne ! L’idée m’a obsédée toute la journée. Bon, ça c’est fait, je vais pouvoir passer à autre chose.
Et… T O C !

© Martine Littér'auteurs - 5 mars 2015

https://www.facebook.com/martine.crasez


Les 366 réels à prise rapide correspondent à un exercice d’écriture de Raymond Queneau tiré des Exercices de Style. Il s’agit d’écrire chaque jour un texte sur un thème proposé sous la forme “Aujourd’hui [quelque chose]“.


Les règles sont les suivantes : écrire sur le vif, ne pas écrire plus de 100 mots, rapporter des éléments réels de sa journée sans en inventer et sans se référer à un jour antérieur, suivre la thématique de la date correspondante. La liste des thèmes et le règlement sont ici

Valentyne, sur son blog "La jument verte", Fred Mili, sur "Histoire et Nouvelles", Marlaguette, sur "Destinée de pacotille", Jacou, sur "Les mots autographes", Dominique, sur "Un esprit sain dans un corsage", Asphodèle, sur "Les lectures d'Asphodèle, les humeurs et l'écriture", Martine, sur "Mon carnet à Malices" Croc, sur "Des mots et des images" se livrent aussi à cet exercice quotidien et périlleux.

Prochain épisode : 6 mars¨ Aujourd'hui il faudrait réparer

28 septembre 2014

LES ENFANTS DE LA DOUCEUR IMMOBILE - Danielle Berthier & Jean-Marie Berthier

LES ENFANTS DE LA DOUCEUR IMMOBILE

Je pleure pour eux

 

Mon enfant, pourquoi pleures-tu ?
Je pleure pour eux.

Mon enfant, pourquoi pleures-tu ?
Je pleure pour eux, là-bas, seuls, sans moi, sans le
monde, le jour, la nuit, ainsi, toujours.

Mon enfant, pourquoi pleures-tu ?
Je pleure pour les ruisseaux, pour les fleuves, je
pleure pour toute l'eau de la mer, je pleure pour la
lune et pour le soleil qui ne peut pleurer.

Que jamais ne cessent mes pleurs, qu'ils couvrent
le monde, qu'ils tombent au profond des gouffres,
des abysses, sur les bêtes sans âge, sur les sables
balayés inlassablement, sur les fluides, sur le minéral
englouti.

Par les grands fonds qu'ils reposent, au sein des
formes premières.

Mon enfant, pourquoi pleures-tu ?
Je pleure pour la vie, pour la mort qui ne peut
pleurer.

Jean-Marie Berthier


« Les enfants de la douceur immobile m’apparaît comme un requiem dont les thèmes s’imposent et se répondent. Il y a d’abord la douleur, la douleur avant le mot ; et le temps n’apporte pas l’oubli mais une forme de transcendance. Ici nulle religion ne propose sa consolation ni ses illusions d’éternité. Les disparus sont en nous qui sommes au monde. Et dans ce monde nous percevons la trace vive de leur présence…

Ce qui m’émeut avant tout, à l’écoute de cette double voix qui parle de vie, de mort, de douleur en unité, c’est le triomphe final de la douceur sur la douleur. » Jean Joubert, préface (extraits)


J'ai rencontré Danielle Berthier et Jean-Marie au Marché de la Poésie à Paris (Place Saint Sulpice) cette année. Nous sommes restés ensemble quelques longs et beaux instants à partager la douceur de nos douleurs. Un rendez-vous spontané, authentique, qui a résonné en moi, qui a fait écho...

Ce poème, je le dédie à ceux qui vivent et meurent dans le temps sauvage que nous habitons en ce début du XXI° siècle. Je le dédie à Hervé Gourdel, James Foley et Steven Sotloff, et à tous ceux qui perdent leur vie seulement parce qu'ils sont juste ce qu'ils sont.

Je le dédie aussi à Pierre, et à Mireille, et à Jean-Philippe.

15 mars 2015

DIMANCHE EN POESIE : Luc Bérimont

berimont8

Originaire du Nord de la France, André Pierre Leclercq,, dit Luc Bérimont, est né le 16 septembre 1915 et décédé le 29 décembre 1983.

En 1938, pour ses débuts en poésie, il imprime avec Félix-Quentin Caffiau, en taillant les caractères au couteau, une revue appelée Prairie qui reçoit les encouragements de Jean Giono et Max Jacob. Au début de la Seconde Guerre mondiale, il sera mobilisé et il combattra en Lorraine avant d’entrer dans la résistance.

Un résistant le fera justement entrer à Radio Paris où il sera chargé plus particulièrement des émissions de poésie. Et c’est en 1948 que Luc Bérimont entre à la RTF dont il deviendra un des créateurs et des animateurs pendant plus de deux décennies.

Sa volumineuse œuvre poétique comprend  pas moins de trois tomes. Partisan d’une poésie sensuelle et chaleureuse, il fut sur les ondes de la RTF puis de Radio France, dans ses émissions, La Fine Fleur,  le défenseur de la grande chanson française des Brel, Brassens, Béart et Ferré.

 


Le Printemps des Poètes célèbre le centenaire de sa naissance.


Madame à Minuit (NOËL)

Poème de Luc Bérimont
Musique de Léo Ferré

Madame à minuit, croyez vous qu’on veille ?
Madame à minuit, croyez -vous qu’on rit ?
Le vent de l’hiver me corne aux oreilles,
Terre de Noël, si blanche et pareille,
Si pauvre, si vieille, et si dure aussi.

Au fond de la nuit, les fermes sommeillent,
Cadenas tirés sur la fleur du vin,
Mais la fleur du feu y fermente et veille
Comme le soleil au creux des moulins.
Comme le soleil au creux des moulins.

Aux ruisseaux gelés la pierre est à fendre
Par temps de froidure, il n’est plus de fous,
L’heure de minuit, cette heure où l’on chante
Piquera mon coeur bien mieux que le houx.
Piquera mon coeur bien mieux que le houx.

J’avais des amours, des amis sans nombre
Des rires tressés au ciel de l’été,
Lors, me voici seul, tisonnant des ombres
Le charroi d’hiver a tout emporté,
Le charroi d’hiver a tout emporté.

Pourquoi ce Noël, pourquoi ces lumières,
Il n’est rien venu d’autre que les pleurs,
Je ne mordrai plus dans l’orange amère
Et ton souvenir m’arrache le coeur.
Et ton souvenir m’arrache le coeur.

Madame à minuit, croyez-vous qu’on veille ?
Madame à minuit, croyez-vous qu’on rit ?
Le vent de l’hiver me corne aux oreilles,
Terre de Noël, si blanche et pareille,
Si pauvre, si vieille, et si dure aussi.

Voici l'interprétation de Léo Férré, son compositeur

18 mars 2015

CAHIERS DU JOUR : 18 mars ¨ Aujourd'hui un moment où j'ai regardé l'heure

2015

« Cependant, quand le Lapin vint à tirer une montre de son gousset, la regarda, puis se prit à courir de plus belle, Alice sauta sur ses pieds, frappée de cette idée que jamais elle n’avait vu de lapin avec un gousset et une montre ».

Je pense avoir croisé Alice des milliers de fois aujourd’hui, mon regard rivé sur la montre. Mais elle ne m’a pas confondue avec un Lapin. Dans dix-huit jours, c’est Pâques. Grâce à Dieu, je ne suis pas en chocolat ! Même si la cloche, c’est moi !

© Martine Littér'auteurs - 18 mars 2015

https://www.facebook.com/martine.crasez


Les 366 réels à prise rapide correspondent à un exercice d’écriture de Raymond Queneau tiré des Exercices de Style. Il s’agit d’écrire chaque jour un texte sur un thème proposé sous la forme “Aujourd’hui [quelque chose]“.


Les règles sont les suivantes : écrire sur le vif, ne pas écrire plus de 100 mots, rapporter des éléments réels de sa journée sans en inventer et sans se référer à un jour antérieur, suivre la thématique de la date correspondante. La liste des thèmes et le règlement sont ici

La bande des "aujourd'hiens" et des "aujourd'huistes", répertoriée à ce jour (clic sur le nom de leur blog) :

Valentyne, sur son blog "La jument verte", Fred Mili, sur "Histoire et Nouvelles", Marlaguette, sur "Destinée de pacotille", Jacou, sur "Les mots autographes", Dominique, sur "Un esprit sain dans un corsage", Asphodèle, sur "Les lectures d'Asphodèle, les humeurs et l'écriture"Martine, sur "Mon carnet à Malices" Croc, sur "Des mots et des images", Rebecca Zartarian-Arabian, ICINadael sur « Les mots de la fin« . Prudence Petitpas, ICIMarie-Jo64, sur Mijo espace

Prochain épisode : 19 mars ¨ Aujourd'hui en toc.

11 janvier 2015

PRENEZ LA PAROLE - Lawrence Ferlinghetti

2015

Et une vaste paranoïa déferle sur le pays
Et l’Amérique transforme l’attentat contre ses Tours jumelles
En début d’une Troisième Guerre Mondiale
La Guerre contre le Tiers-Monde

Et les terroristes de Washington
Expédient tous les jeunes gens
Une fois de plus vers les champs de tuerie

Et personne ne dit rien

Et l’on débarque
Tout ce qui porte turban
Et l’on évacue
Tous les douteux immigrants

Et ils expédient tous les jeunes gens
Une fois de plus vers les champs de tuerie

Et personne ne dit rien

Et lorsque se réuniront
Tous les grands écrivains les poètes les peintres
Le Cercle National des Arts de Complaisance
Ne dira rien
Alors que tous les jeunes gens
Une fois de plus tueront tous les jeunes gens
Dans les champs de tuerie

L’heure est venue pour vous de parler
Vous tous amants de la liberté
Vous tous amants en quête du bonheur
Vous tous amoureux et dormeurs
Enfoncés dans vos rêves intimes
L’heure est venue de vous prononcer
Ô majorité silencieuse
Avant qu’ils viennent vous chercher !

Lawrence Ferlinghetti, extrait de PRENEZ LA PAROLE, in Blind Poet, ed. Maëlstrom & Le Veilleur, Traduit de l\'anglais (USA) par Marianne Costa

21 mai 2014

L'OBÉISSANCE, François Sureau

L’obéissance
François Sureau
Folio (23 octobre 2008)
160 pages

L'OBEISSANCE - François Sureau

J’ai lu quelque part (mais forcément dans un lieu très comme il faut) que l’obéissance est un mécanisme de défense contre le sentiment d’insécurité.

Ce n’était pas seulement un sentiment que ressentaient ces soldats mandés par le gouvernement français pour accompagner de Paris à Furnes, en Belgique, le bourreau Anatole Deibler et les bois de justice et qu’il y exécute Émile Préfaille pour un meurtre dont l’hétéroclite équipage français se moque comme de l’an quarante. Il faut dire que de l’an quarante, on en est loin, puisque c’est en mars 1918 que le périple va devoir s’opérer. Alors, non, ce n’était pas un sentiment d’insécurité, c’était une insécurité totale et réelle. Mais qui (ou quoi), pour ces hommes, représentait l’insécurité ? L’Allemagne et sa barbarie. La France allait les sauver, c’était évident !

Ça bombardait, ça canardait, ça détruisait, ça éventrait… une boucherie obscène, absurde et meurtrière. Bien plus meurtrière que ce condamné Belge (il n’a tué « que » deux personnes », lui). Bien plus meurtrière que ce bourreau qui ne comptabilise « que » trois cent quatre-vingt-quinze mises à mort. Mises à mort dites légitimes, puisqu’elles lui avaient été commandées.

Il en est qui ont des dispositions à obéir. C’est le cas de ces hommes, qui n’envisagent pas un seul instant qu’ils pourraient se cabrer au motif de la sauvegarde de leur propre vie. Droit devant, quoi qu’il arrive, pour ne pas désobéir.

Un roman de François Sureau, exhumé d’un fait réel. Un roman qui dresse les portraits d’hommes qui ne luttent pas contre le risque de leur propre mort. Parce qu’ils acceptent de s’inféoder, sans se demander un seul instant pourquoi. Leur docilité à l’ordre supérieur, à l’engrenage inéluctable des rouages administratifs, politiques et militaires, est stupéfiante. Aussi stupéfiante qu’aberrante.

Le thème de ce texte n’est pas la guerre ; elle sert d’assise à l’auteur pour une magistrale démonstration sur la soumission à l’autorité. Ce pacte qu’un individu peut passer de plein gré avec un autre auquel il a reconnu une valeur et pour lequel il échange sa liberté d’exister et de penser. Un pacte qui l’autorise à tuer, sans remord, puisque ça lui a été demandé. Même pas exigé, puisqu’il est « librement » consentant, pourrait-il affirmer. Un pacte qu’il ne remettra pas en cause, même si sa propre vie est compromise.

À l’heure de la montée des intégrismes de tous poils, dans le monde entier, chez nous aussi, à l’heure où la diabolisation de « l’autre différent » bat son plein… comment ne pas tirer de conclusion à la lecture de ce livre ?

Ce texte me rappelle le film « I comme Icare », qu’Henri Verneuil avait réalisé en 1979 pour illustrer l’expérience de Milgram, un psychologue américain qui, entre 1960 et 1963, a évalué le degré d’obéissance d’un individu devant une autorité qu’il juge légitime, et a analysé le processus de soumission à l’autorité, notamment quand elle induit des actions qui posent des problèmes de conscience au sujet. Mais dans le roman de François Sureau, les problèmes de conscience ne sont que peu évoqués.

Si vous avez deux heures devant vous pour visionner ce superbe film, il est .

30 juin 2013

LA POÉSIE DANS LE BOUDOIR : Jacqueline Persini Panorias

 

Quand les pierres assassines
écrasent les ventres, les fronts
quand la nuit n'abreuve plus que
échirures et déraison

la séve s'essouffle
à faire grimpette
pour cueillir des paroles
de luzerne colza

Mais elle ne lâche pas
la tige frêle des voix
lui donne des grains libres
qui se mettent en ligne
pour traverser le pire.

Jacqueline Persini Panorias, Contre l'humain il est des crimes, L'Harmattan, coll."Accent Tonique-Poésie", 2011.


Née le 22 mars 1944 à Marseille. Vit à Paris. Exerce la psychanalyse depuis une trentaine d’années. Elle tente d’allier poésie et psychanalyse. Dans un centre médico-psychologique, elle a effectué des ateliers d'écriture avec des enfants et des adolescents en difficulté et poursuit cette pratique en bibliothèques et centres de loisirs.
Ses trois premiers livres publiés par L’Harmattan sont issus d’une nécessité autobiographique. Dans le troisième « Herbes vivantes » elle tente de communiquer sa pratique de psychanalyste sans théorie mais avec des poèmes qui alternent avec des vignettes cliniques. 
Diplôme de psychologie clinique. DEA de littérature.
Elle participe au comité de rédaction de la revue Poésie première. Responsable de la rubrique Poésie jeunesse, elle donne la parole à des poètes et à des éditeurs afin que la poésie jeunesse ne soit plus considérée comme sous poésie mais comme poésie.

 

POÉTISONS


Le jeu

Poétisons ensemble...

La règle du jeu est ici.

Plus nous serons nombreux à faire parler la poésie, plus elle restera vive, créatrice et porteuse de beauté.

La semaine darnière, AnisAnne  ont poétisé avec moi. À vous les mots !

2 septembre 2013

CONTRE LES BÊTES, Jacques Rebotier

Jacques Rebotier peut être défini comme un créateur inclassable de par ses multiples activités : écrivain, poète, compositeur, comédien, metteur en scène. Son style est caractérisé par une constante proximité des marges et un malin plaisir à transgresser les codes.

2013

J'ai rencontré Jacques Rebotier, samedi dernier. Sur la place d'un village du Nord-Isère, il disait, il lisait, il jouait devant un auditoire clairsemé, mais attentif et subjugué. Entre les mains, il tenait un opuscule 13 x 15, de 56 pages, édité par "La ville brûle", qui reprend, dans sa page d'accueil, un extrait d'Électre de Jean Giraudoux : "Comment cela s'appelle-t-il quand le jour se lève comme aujourd'hui, et que tout est gâché, que tout est saccagé, et que l'air pourtant se respire, et que tout est perdu, que la ville brûle, que les innocents s'entretuent, mais que les coupables agonisent dans un coin du jour qui se lève ? [...] Cela s'appelle l'aurore". (1937)

Contre les bêtes _ Jacques Rebotier

Et ce que Jacques Rebotier dit-lit-joue s'est installé en moi comme une évidence. Cet homme est contre les bêtes, contre, tout contre, tout à fait pour, si près, vraiment si près... Mais pas d'angélisme, pas de gnan-gnan écolo-machin-chose, pas de retour en Ardèche avec les chèvres, les hérissons, les moutons et les moutonnes.

"Brebis, je suis votre acteur, je suis votre pasteur.
Je protégerai les vaches et les moutons des germes du loup, du bacille du furet, de la terreur terroriste, des Tazuniens, du renard-et-la-belette, des Germains !
Pour vous nous édifions un rempart de barbelés, au service du tout santé, du tout sécurité, et contre dent amère du loup. Hou !
On vous parque dans des parcs, mais c'est pour vous préserver. Les champs étaient trop grands... Les camps, même d'extermination, vous sauveront de l'extermination. Oui, vous pouvez nous remercier de vous sauver de votre liberté."

Jacques Rebotier dépeint l'Omme, sans sa (son) "H"ache. 

"Jeu.
Il existait, en 2000 et ses dernières poussières, un million d'hespèces menacées et une hespèce menaçante. Sauriez-vous la retrouver ?"

Le jeu que propose Jacques Rebotier, au fil de ce court texte (il lui a fallu une heure pour le déclamer), est le jeu du massacre, des massacres. Mais de quelles bêtes parle-t-il donc ainsi ? Oui; Ça fait réfléchir. Ça donne à penser. "C'est notre istoire, c'est l'istoire, c'est la belle votre istoire de civilisation."

Et c'est vraiment abile, cette manière dont il s'y prend pour nous ouvrir les yeux et le coeur et la tête, halouette. Pas de quoi s'ouvrir les veines, certes, mais une certaine façon de raconter l'umanité et les orreurs qu'elle génère. Et c'est vraiment écrit avec un umour complètement décapant.Un vrai réquisitoire rageur, poétique et... rieur.

Dans mon ent(h)ousiasme, j'ai emporté aussi avec moi l'un de ses recueils de poésie "Le dos de la langue" paru chez Gallimard - L'arbalète. À suivre, donc, pour l'un des prochains boudoirs....


Sur ce site, tenu par une chercheuse canadienne, Catherine Courtois, on peut lire des extraits des textes économiques et politiques de Jacques Rebotier

11 juillet 2013

LES DERNIÈRES NOTES DE THOMAS F, Kjell Askildsen

Je ne me sens pas très compétente pour chroniquer un recueil de nouvelles, je n'ai découvert cette écriture qu'en décembre dernier. Je disposais d'une excellente ambassadrice et, toutes deux, elle devant, nous avons écumé la libraire de l'Université à Grenoble, un 24 31 décembre 2012. Elle flirtait avec les livres, les tables de présentation, me donnait une piste, puis me disait "attends, il y a mieux". Je notais... impossible de tout écrire; je prenais... impossible de tout acheter; j'écoutais... impossible de tout entendre. Depuis... oui ! je lis des nouvelles !

Avec plus ou moins de plaisir, plus ou moins d'intérêt. Il faut dire que la barre était haute : Raymond Carver. Et qu'après avoir découvert l'un dee génies de ce genre littéraire, il m'a semblé bien difficie de trouver son équivalent, son homologue.

Et j'ai lu, il y a peu "Pour l'Amour du Chocolat", écrit par José Carlos Carmona. Sous le charme, j'ai eu envie de mieux connaître cet écrivain. Il dit que ses maîtres à écrire sont... précisément Raymond Carver et.... Kjell Askildsen.
Curiosité, quand tu me tiens ! Va pour découvrir Kjell Askildsen !

Un vrai bonheur. C'est de la pépite à l'état pur.

les dernières notes de thomas f - Askildsen

Le titre éponyme de ce recueil donne le ton d'une succession narrative qui tire du quotidien ordinaire, sans charme particulier, la force de l'équivoque.Les Dernières Notes de Thomas F. est une sorte de journal intime d'un vieillard qui jette sur son entourage un regard sans aménité. Se succèdent ensuite huit personnages, modestes et insignifiants à souhait, dont la vie monotone va être transcendée par la plume affûtée de Kjell Askildsen. C'est la futilité - la broutille - qui sert d'argument au développement de chaque nouvelle : un ancien médecin reclus dans une cave qui retrouve le magistrat qui l'avait autrefois condamné, un homme injustement soupçonné de viol qui s'englue maladroitement dans la démonstration de son innocence, un mari qui ne supporte pas que sa femme trouve un emploi.... Bref, concis, l'auteur brosse des instantanés peu flatteurs de la vie ordinaire, développe l'évènement sans intérêt pour lui donner force et dénouement inattendu.

De la belle ouvrage ! Askildsen montre avec art comment les relations entre les gens simples sont sources de dysfonctionnement, met l'anodin en relief. C'est du talent !

Kjell Askildsen

Kjell Askildsen est un écrivain norvégien, né en 1929. Son premier roman, écrit en 1953 a soulevé la controverse et a été interdit dans son pays. Les Dernières Notes de Thomas F datent de 1983. Le recuei a été couronné du Norwegian Prix de la Critique de littérature, ce qui me permet d'inscrire cet excellent ouvrage dans le challenge "À tous prix" de  Laure.

 

Challenge a tout prix

 

20 mars 2013

LA POÉSIE DANS LE BOUDOIR : Ana Blandiana au Salon du Livre 2013

                    printemps des poètes                          salon du livre

 

 

Sentier

Sentier droit
Frayé dans l'herbe
Par le peigne des pieds nus
Comme traversant les cheveux
De la terre,
Crâne réchauffé par le sommeil
Et prêt à s'effondrer
De l'automne, librement,
Comme de la vie, les vieillards.

Ana Blandiana - L'oeil de cigale (in Autrefois les arbres avaient des yeux) - 1981

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