19 mars 2015

CAHIERS DU JOUR : 19 mars ¨ Aujourd'hui en toc.

2015

« Ta médaille, elle est pas en toc ! », ai-je entendu, ce matin, un homme dire à un autre. Nous sommes le 19 mars ; les anciens combattants commémorent les accords d’Évian de 1962. Parmi eux, Pierrot. Aujourd’hui, il a été décoré par ses pairs de la croix du combattant. Une médaille méritée par une blessure à la jambe, après le Cessez-le-feu, qui lui a laissé une claudication irréversible. En bronze, fixée à un ruban bleu horizon orné de sept raies verticales rouges. 43 ans plus tard, il recevra 56 € mensuel, pour remerciement. C'est pas du toc, ça ? 

© Martine Littér'auteurs - 19 mars 2015

https://www.facebook.com/martine.crasez


Les 366 réels à prise rapide correspondent à un exercice d’écriture de Raymond Queneau tiré des Exercices de Style. Il s’agit d’écrire chaque jour un texte sur un thème proposé sous la forme “Aujourd’hui [quelque chose]“.


Les règles sont les suivantes : écrire sur le vif, ne pas écrire plus de 100 mots, rapporter des éléments réels de sa journée sans en inventer et sans se référer à un jour antérieur, suivre la thématique de la date correspondante. La liste des thèmes et le règlement sont ici

La bande des "aujourd'hiens" et des "aujourd'huistes", répertoriée à ce jour (clic sur le nom de leur blog) :

Valentyne, sur son blog "La jument verte", Fred Mili, sur "Histoire et Nouvelles", Marlaguette, sur "Destinée de pacotille", Jacou, sur "Les mots autographes", Dominique, sur "Un esprit sain dans un corsage", Asphodèle, sur "Les lectures d'Asphodèle, les humeurs et l'écriture"Martine, sur "Mon carnet à Malices" Croc, sur "Des mots et des images", Rebecca Zartarian-Arabian, ICINadael sur « Les mots de la fin« . Prudence Petitpas, ICIMarie-Jo64, sur Mijo espace

Prochain épisode : 20 mars ¨Aujourd'hui au pied du lit.


15 mars 2015

CAHIERS DU JOUR : 15 mars ¨Aujourd'hui petite satisfaction personnelle

 

 

2015 03 15 petite satisfaction

Il arrive, parfois (trop souvent) que les journalistes « corrigent » les articles que j’envoie : un mot change, une phrase disparaît, une faute que je n’ai pas faite apparaît… D’une manière générale, ça m’agace. Mais quand ces jeunes gens, plus journaleux que journalistes, modifient le sens de mes propos, ça m’exaspère (d’autant que j’ai ensuite à en rendre compte aux personnes dont j’ai parlé). Reçu, aujourd’hui, un mail du chef d’agence : «  J’attendais de pouvoir échanger avec le responsable de ces publications qui ont déclenché ta colère que je ne peux trouver que légitime ».

Petite satisfaction personnelle…

© Martine Littér'auteurs - 15 mars 2015

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Les 366 réels à prise rapide correspondent à un exercice d’écriture de Raymond Queneau tiré des Exercices de Style. Il s’agit d’écrire chaque jour un texte sur un thème proposé sous la forme “Aujourd’hui [quelque chose]“.


Les règles sont les suivantes : écrire sur le vif, ne pas écrire plus de 100 mots, rapporter des éléments réels de sa journée sans en inventer et sans se référer à un jour antérieur, suivre la thématique de la date correspondante. La liste des thèmes et le règlement sont ici

La bande des "aujourd'hiens" et des "aujourd'huistes", répertoriée à ce jour (clic sur le nom de leur blog) :

Valentyne, sur son blog "La jument verte", Fred Mili, sur "Histoire et Nouvelles", Marlaguette, sur "Destinée de pacotille", Jacou, sur "Les mots autographes", Dominique, sur "Un esprit sain dans un corsage", Asphodèle, sur "Les lectures d'Asphodèle, les humeurs et l'écriture"Martine, sur "Mon carnet à Malices" Croc, sur "Des mots et des images", Rebecca Zartarian-Arabian, ICINadael sur « Les mots de la fin« . Prudence Petitpas, ICIMarie-Jo64, sur Mijo espace

Prochain épisode : 16 mars ¨ Aujourd'hui une belle image.

14 mars 2015

LES PLUMES D'ASPHODELE, COMPLETEMENT MARTIENNES

 

LES PLUMES

C’était un pays d’il n’y a guère, un pays de renaissance. C’était un pays fantastique, un pays de paresse. C’était un pays de contradictions, un pays qui se disait de liberté.

L’ubac s’était installé au sud ; le bernard-l’hermite n’était pas sans abri. L’animal, d’ailleurs, appréciait la chaleur de ce versant d’univers qui n’était pas au nord (et pas davantage qu'à l’est ou à l’ouest). Un beau matin, le crustacé décida qu’il y avait urgence à déserter. Mais avant de quitter sa douillette demeure, il secoua son édredon.

Quelle erreur !

Une plume s’en échappa, virevolta et se posa, tout en douceur, sur la nuisette d’une cigogne, qui, soit dit en passant, était un héron. Surprise, elle sortit de son sommeil et ouvrit grand ses ailes. Le printemps s’approchait à pas menus.  Le ciconiidé au long bec emmanché d’un long cou huma l’atmosphère : il la trouva vaporeuse à souhait et décida de prendre l’air.

Quelle erreur !

Dans ce pays d’il n’y a guère, fantastique et plein de contradictions, la volupté et l’insouciance étaient bannies ! L’oiseau s’abima en plein vol et s’écrasa sur le flaccide décapode, l’entraînant avec lui dans le silence éternel.

Moralité :

Que vous soyez pagure ou ardéidé
Choisissez bien, pour y demeurer,
Le pays o
ù vous exposerez vos idées.
Sinon, votre vie y laisserez.

© Martine Littér'auteurs - 14 mars 2015

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J'ai utilisé cette collecte, à l'invite d'Asphodèle (chez elle, c'est ici) qui, chaque mois, me fait prendre ma plume. 

Douceur, printemps, déserter, sommeil, chaleur, renaissance, air, bernard-l’hermite, édredon, paresse, plume, aile, volupté, insouciance, liberté, vaporeux, virevolter, cigogne, nuisette, ubac, univers, urgence

Pour rédiger une fable de 211 mots

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12 mars 2015

CAHIERS DU JOUR : 12 mars ¨ Aujourd'hui facile facile.

2015

Je pense avoir la plume plus facile que la parole : mon sens de la répartie est souvent défaillant, alors que je peux écrire des tartines sur un sujet. Quoique, en cent mots, comme je me l’impose ici, ce n’est pas si fastoche que ça, vous en conviendrez, mes amis aujourd’huistes ! C’est juste une tartinette ! Les mots dansent plus facilement dans ma tête qu’ils ne me viennent sur le bout de la langue. Quand, tout à l’heure, un honorable monsieur de seulement cinq ans mon aîné m’a gentiment traitée de gamine, j’en suis restée coite !

© Martine Littér'auteurs - 12 mars 2015

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Les 366 réels à prise rapide correspondent à un exercice d’écriture de Raymond Queneau tiré des Exercices de Style. Il s’agit d’écrire chaque jour un texte sur un thème proposé sous la forme “Aujourd’hui [quelque chose]“.


Les règles sont les suivantes : écrire sur le vif, ne pas écrire plus de 100 mots, rapporter des éléments réels de sa journée sans en inventer et sans se référer à un jour antérieur, suivre la thématique de la date correspondante. La liste des thèmes et le règlement sont ici

La bande des "aujourd'hiens" et des "aujourd'huistes", répertoriée à ce jour (clic sur le nom de leur blog) :

Valentyne, sur son blog "La jument verte", Fred Mili, sur "Histoire et Nouvelles", Marlaguette, sur "Destinée de pacotille", Jacou, sur "Les mots autographes", Dominique, sur "Un esprit sain dans un corsage", Asphodèle, sur "Les lectures d'Asphodèle, les humeurs et l'écriture"Martine, sur "Mon carnet à Malices" Croc, sur "Des mots et des images", Rebecca Zartarian-Arabian, ICINadael sur « Les mots de la fin« . Prudence Petitpas, ICIMarie-Jo64, sur Mijo espace

Prochain épisode : 13 mars ¨ Aujourd'hui il a dit.

28 février 2015

LES PLUMES DE FÉVRIER

 

2015

Comme je n’avais pas trouvé l’inspiration ce matin, je me suis prise à méditer sur la question. C’est ce moment qu’a choisi un hypocrite goéland pour venir tourbillonner autour de mon turban. Armée d’un tison qui rougeoyait là par pur hasard, j’engageai la bataille contre cette bestiole inattendue qui avait le culot de venir troubler ma réflexion. À ma grande surprise, il fit preuve de souplesse en fonçant sur son objectif : le merveilleux gâteau que j’avais préparé pour accompagner mon thé matutinal. Ma décision fut instantanée. C’est sans merci, ni hésitation, que je [lui] volais dans les... Plumes… d’Asphodèle !

© Martine Littér'auteurs - 28 février 2015

2015

 


Tous les mots de la collecte sont là ! Merci aux généreux donateurs !

ASPHODELE

"Question, inattendu, merci, gâteau, méditer, souplesse, culot, surprise, hasard, décision, inspiration, trouver, hypocrite, goéland, bataille, réflexion, objectif, tourbillonner, turban, tison".

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03 janvier 2015

DES LETTRES ET DES MOTS - Pour les Plumes d'Asphodèle

 

-      Consonne
-      Z
-      Consonne
-      N
-      Voyelle
-      O
-      Voyelle
-      O
-      Voyelle
-      I
-      Consonne
-      H
-      Consonne
-      R

 

Bien sympa la copine, de m’avoir inscrite à ce jeu télévisé où l’on jongle avec les lettres et les mots. Certes, je suis de nature joueuse, mais là j’ai l’impression que mon adversaire est complètement à donf. Il va m’épuiser, me mettre en fatigue, me donner la fièvre. C’est juste le premier round, et j’ai déjà besoin d’un remontant.

H O R I Z O N… j’ai trouvé un sept lettres ! Oui, mais c’est à lui de parler en premier.

-      Six lettres, annonce-t-il avec ravissement.

-      Yes !!! Je suis dans le rythme ! Sept pour moi ! Et, comme on dit au pays d’ovalie, la cabane est tombée sur le chien. Pourquoi le chien ? Pourquoi pas le cheval ? Ou la poule ? Tiens, une poule sur une échelle, ou une étagère, qui sait ! Une poule qui picoterait du pain dur, qui cherrait – du verbe choir – de son échalier, valdinguerait du rayonnage et terrirait –du verbe terrir – dans la cahutte. Décidément, ce jeu me transcende !

 

Partie suivante. Je vais le faire grimper au rideau. Et il n’a pas intérêt à en faire une montagne !

 

-      Voyelle
-      A
-      Voyelle
-      E
-      Consonne
-      N
-      Consonne
-      R
-      Voyelle
-      E
-      Consonne
-      C
-      Voyelle
-      U

 

C’est à moi de dire en premier… Là, tu vois, c’est presque l’ascenseur pour l’Éden : six lettres triomphales : N A C R E E. Pourvu qu’il tombe en panne ! Je marche sur des œufs. Et s’il montait au créneau ? Il se gratte la tête, me regarde en coin, tente une œillade. Oh non ! Je viens d’entrevoir un sept lettres que je n’avais pas vu : C E R N E A U ! Là, c’est sûr, il va l’emporter ; c’est sûr il va le forger ce mot.

drague

Va falloir que je sorte le grand jeu, que je lui fasse croire qu’avec moi il va monter au ciel : un petit battement de cils, la langue qui s’insinue entre mes lèvres que je me mordille en baissant les yeux, le nez qui se retrousse. Je tournicote une mèche de cheveux… Super cute !

Non, pas sept lettres ! Je croise les jambes sous le pupitre, heu non, les doigts sur le pupitre. Le chrono s’essouffle. Je vois mon adversaire qui vacille, qui flageole. Il se déconcentre, il se disperse, il se dilue, il s’entomate. Sait même plus quelles lettres sont en jeu. Le voici qui claironne : « On se retrouve tout de suite après l’émission ? »

 

G A G N É ! J’ai gagné !

 

des chiffres et des lettres

Je rentre à la maison. La télé est allumée. Mon mari n’est pas là. Sur la table un post-it : « Tu as perdu au jeu de l’amour et du hasard. Sache que les lettres peuvent aussi faire des maux ».

 

 

 

-      Consonne
-      D
-      Consonne
-      V
-      Voyelle
-      E
-      Voyelle
-      O
-      Consonne
-      R
-      Voyelle
-      I
-      Consonne
-      C

 

C O R V I D É… je savais bien que les corbeaux portent malheur !

Un autre sept lettres : D I V O R C E…. ça c’était pas le jeu !

 


ASPHODELE

Les dernières Plumes 2014, dans leur dernière version. Les mots de la collecte, sur le site d'Asphodèle, ici.

(horizonnaturecielcabaneéchellefatiguegrimperrideaucréneauascenseurÉdenmontagneétagèrefièvretranscenderpanneépuiserœufschevalravissementremontant - rythme) ne m'ont pas inspirée vraiment. Alors que le thème était "monter", je les ai paradoxalement trouvés plats. J'ai fait ce que j'ai pu !

Et puis, c'est au scrabble que l'on tire 7 lettres ; à ce jeu télévisuel, c'est 10. Quand je vous disais que j'ai fait ce que j'ai pu !

En 2015, les rythme de ces ateliers d'écriture change (1 atelier mensuel seulement), les consignes aussi. Seul le règlement s'accroche.

 

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20 décembre 2014

Noël, pour les PLUMES D'ASPHODÈLE

Je ne sais plus si l’emballage de cette papillote était orange ou verdâtre. La friandise ne m’avait pas emballé, c’est le mot. Boutade un peu douteuse, certes, mais la plus appropriée à la situation, c’est sûr. Je ne sais plus à quelle invitation j’avais répondu. En tout cas, il m’avait fallu bien du courage, ce soir-là, pour sortir de la torpeur de mes trois cent soixante-quatre nuits d’insomnie. Je ne sais plus dans quel quartier je suis allé traîner ma fatigue.

 

Certains se réjouiraient de n’avoir à travailler qu’une nuit par an ; mais que savent-ils de ma crainte que le chauffage n’ait pas été éteint dans la cheminée dans laquelle j’allais m’engouffrer ? Qu’un cannibale, gueule grande ouverte, ne m’attende à l’arrivée ? Qu’une castillane en mantille et caraco ne m’accueille avec son ustensile à inhalation parce qu’elle prétend que je ronfle trop fort ? Qu’une fuite incompressible ne vide les conduits des radiateurs ? Savent-ils seulement, ceux qui m’envient pour mes trois cent soixante-quatre jours de RTT annuels, que le progrès me contraint à me faufiler dans les tuyauteries des maisons pour parvenir à remplir cette mission inéluctable qui m’est assignée chaque année ? J’ai même dû suivre une formation complémentaire pour apprendre à m’adapter aux nouvelles technologies. Et quand je m’en suis tiré à l’examen final, vous pouvez croire que ma réussite m’a fait crier victoire !

 

Mais je digresse, là ! J’extravague.

 

À la réflexion, je ne sais plus non plus si les illuminations dans le ciel provenaient des étoiles ou des flocons qui tombaient dru, cette nuit-là.

 

Bébé père noël

Parce que la veille de cette nuit-là, pour moi fut un émerveillement : une journée d’attente à la maternité pour assister à la naissance de mon enfant. Quel apaisement après toutes ses années de désir et d’espérance ! La quintessence du bonheur !

 

Alors vous comprendrez sans peine que la démesure des agapes, que les balthazars pétillants, que les étrennes que les humains ont échangées cette nuit-là, que la couleur des sucreries qui m’attendaient près des sapins n’avaient guère d’importance pour moi !

 

Je suis devenu PÈRE !

 


Et voici ma participation aux "Plumes d'Asphodèle", dernière édition 2014. Elle avait organisé une double collecte et de son chapeau sont sorties deux listes, que nous avions le droit de mêler, démêler... J'ai pris tout le package :

ASPHODELE

Insomnie, torpeur, flocon, inéluctable, agapes, fuite, cheminée, démesure, verdâtre, orange, mantille, victoire, illumination, attente, invitation, emballer,  courage, chauffage, réussite, enfant, parole, quartier, quintessence, quelconque, fatigue, ronfler, étoile, cannibale, balthazar, réflexion, emballage, crainte, papillote, caraco, se réjouir, émerveillement, désir, étrennes, apaisement, inhalation, examen, maternité, mot.

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25 octobre 2014

COMPLICITÉ pour les Plumes d'Asphodèle

Avec Asphodèle (ici), on écrit. 

Les mots, cette fois étaient : Regard, secret, main, larrons, tiroir, drap, couverture, partager, (se) tramer, connivence, confident, bêtise, proche, rival, neige, empathie, ensemble , amants (au pluriel), nacrer, nomade, noir.

Je n'ai pas utilisé "nacrer"

**********

Le regard
d’une cougar,
c’est un secret
sans intérêt.

Elle te prend la main,
mais c’est sans lendemain.
Ne fais pas le fanfaron,
de l’occasion tu n’es que le larron.

Pas de polichinelle dans le tiroir,
aucun risque de bavoir.
Même si beaux sont les draps
Elle est quand même au moins quadra !

À soi, elle tire la couverture.
Ce n’est pas une caricature !
Ce que tu aimerais partager
pourrait la faire déménager.

Quand tu crois que se trame
un terrible psychodrame,
oublie la connivence
qui n’est que de convenance.

Tu te penses son confident ?
Mais tu es outrecuidant !
Cesse là tes bêtises,
elle rit tant de ces sottises !

De toi tu la supposes proche.
Elle te semble sans reproche.
Tu t’imagines sans rival
Alors même qu’elle cavale.

Elle n’est pas blanche comme neige,
cette chafouine Blanche-Neige.
Elle ne te manifeste empathie
qui n’est guère que patati.

Quand vous êtes ensemble
qu’avec elle tu comptes marcher l’amble
comme deux amants
embéguinés imprudemment,


son amour est nomade
quand ton cœur bat la chamade.
Allez, ne broie pas du noir.
Ne cherche pas de mouchoir !

Littér'auteurs-24/10/2014

D'autres aussi se sont penchés sur ces mots (avec peut-être plus de bienveillance (clic sur leurs noms) : 
AdrienneValentyneNunziCélestineJanickMélanie,Mind The GapViolette Dame MauvePatchCathMarie et Anne (les Sorcières), La KatiolaiseJacou33Carnets ParesseuxIsabel, Fred Mili alias JC alias Chooupi ! CériatMartine27,Marlaguette,  Modrone-EeguabSharon,  EvalireMomo et bien sûr Asphodèle

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22 octobre 2014

LA PEAU DE L'OURS - pour les Impromptus Littéraires

Je suis très attirée par les formes d'écriture que les OuLiPiens ont créées. À priori, elles semblent faciles à écrire, plus qu'à lire. En réalité, elles sont autant difficiles à lire qu'à écrire. 

Pour cet exercice de style, je me suis imposée la contrainte du "PERVERBE", ce procédé d'écriture qui associe deux (ou plusieurs) morceaux de proverbes ou locutions et permet de créer de nouvelles. Une certaine forme de détournement qui m'a réjouie !

L'idée était de composer sur le proverbe : "Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué". J'ai invité des cordonniers, des imbéciles, des chats, des chèvres, des loups, des grives et des merles à vendre leur peau avant d'avoir tué l'ours.

 

PERVERBES

 

Il ne faut pas vendre la peau des ours les plus mal chaussés
avant d’avoir tué les cordonniers.

Variante :

Il ne faut pas vendre la peau des cordonniers
avant d’avoir tué l’ours qui est le plus mal chaussé.

*****

Il ne faut pas vendre la peau des imbéciles
avant d’avoir tué l’ours qui ne change pas d’avis.

*****

Il ne faut pas vendre la peau de l’ours, quand on vous tient le menton.
Avant de l’avoir tué, il est facile de nager.

*****

Il ne faut pas vendre la peau de l’ours, si le chat garde les chèvres ;
qui attrapera les souris, avant de l’avoir tué ?

Variante :

Il ne faut pas vendre la peau du chat qui garde les chèvres
avant d’avoir tué l’ours qui attrape les souris.

*****

Il ne faut pas vendre la peau de l’ours, quand on parle du loup :
avant de l’avoir tué, on en voit la queue

*****

Les chiens aboient : « il ne faut pas vendre la peau de l’ours ! »
La caravane passe avant de les avoir tués.

*****

Il ne faut pas vendre la peau de l’ours, faute de grives.
On mange des merles avant de les avoir tués.

 

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14 octobre 2014

BALAI & POUSSIÈRE pour les Impromptus Littéraires

 "Parmi les nombreuses odeurs qui nous ont piégé(e)s la semaine passée, il en est une qui nous force instinctivement à agiter notre balai... c'est celle de la poussière". C'est le thème de la semaine chez les Impromptus littéraies (D'autres textes ici)

 

 

Elle fouine. Elle farfouille. Elle furète. Elle trifouille. Elle fourrage…

Elle maugrée. Elle bougonne. Elle grognonne. Elle marronne. Elle ronchonne…

Elle prospecte. Elle cherche. Elle scrute. Elle s’informe. Elle sonde. Elle enquête…

Où diable est-il passé ?

Elle remue. Elle déplace. Elle brasse. Elle soulève. Elle secoue…

Elle tousse. Elle s’ébroue. Elle graillonne. Elle éternue…

Où diable est-il caché ?

Il se camoufle. Il se dérobe. Il se dissimule. Il se tapit…

Où diable s’est-il planqué ?

Sous la carpette, sous la moquette, sous le lit…

Où diable s’est-il mussé ?

Derrière la grange, derrière la porte, derrière le fenil, derrière l’étable…

Où diable s’est-il niché ?

Dans le placard, dans la penderie, dans le cagibi…

Où diable s’est-il embusqué ?

Au fond de la tasse, au fond du puit, au fond du seau, au fond du trou…

Où diable s’est-il cloîtré ?

Parmi les capucins, parmi les cisterciens, parmi les augustins…

Dites !

Si vous voyez

Son balai

Rendez-lui !

Elle est allergique

À la poussière !

Littér'auteurs - 2014/10/14

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