06 février 2014

L'HOMME QUI AVAIT SOIF, Hubert Mingarelli

L'homme qui avait soif

L’homme qui avait soif
Hubert Mingarelli
Roman, Stock, janvier 2014, 180 p.

 

 

 

 

 

 

Hisao court. Court à perdre haleine. Très vite le lecteur se demande s’il court pour atteindre quelque chose, ou s’il court pour échapper à quelque chose. Il n’est que son irrépressible besoin de se désaltérer qui l’arrête quelques instants dans sa trajectoire.

Au cœur de cet entre-deux, les pensées d’Hisao vont et viennent de son passé à son futur. Deux personnages habitent son esprit : Takeshi et Shigeko. Le premier, un homme, son ami, avec lequel il a vécu le plus effroyable de sa vie. La seconde, sa promise, à laquelle il veut apporter son cadeau de mariage.

1946. Japon. Occupation américaine. Hisao est soldat. Hisao était soldat.

Le roman dernier né d’Hubert Mingarelli plonge dans cette atmosphère si particulière qu’il sait camper avec virtuosité. Il est question d’homme, il est question d’enfermement, il est question de détresse, il est question d’espoir, il est question d’amitié, il est question de mort, il est question d’amour. Et le trait est précis. Fin. Achevé. Poétique. Perçant.

Il est question d’Hubert Mingarelli.

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05 février 2014

LA MORT, L’AMOUR ET LES VAGUES ~ Yasushi Inoue

LA MORT L'AMOUR LES VAGUES

La mort, l’amour et les vagues
Yasushi Inoue
Nouvelles, traduites du japonais par Aude Fieschi
Éditions Philippe Picquier, 1999, 114 pages

 

 

 

 

 

 

 

Trois nouvelles, courtes, concises, aussi brèves qu’incisives. Trois récits de rencontres. Fugace, vanné par le temps, ou chimérique, chaque tête à tête est l’occasion pour Yasushi Inoue d’explorer les mystères des relations humaines et/ou amoureuses et surtout de présenter sa vision du monde.

Pessimistes.

Cyniques, désespérées en quelque sorte. Et pourtant dans une démarche où la vie a toute sa place, parce qu’au bout du bout, c’est elle qui gagne. Au détriment, parfois, des protagonistes, qui n’en sortent pas plus heureux (et peut-être pas plus malheureux). Qui ont vécu un pan de leur vie. Prêts à se donner la mort (La mort, l’amour et les vagues), pas prêts à dilapider (encore que…) une petite fortune tombée du ciel (Anniversaire de mariage), prêts à remettre en cause une réelle amitié pour une toquade (Le jardin de pierres), les personnages d’Inoue pourraient sembler être les stéréotypes d’une certaine société japonaise.

Lucides, parce qu’elles évoquent la fatuité des relations qui semblent relier les hommes.

L’humain ne peut que se reconnaître dans ces portraits, même si ses codes sociaux et moraux ne tirent pas leur sève du même enracinement.

Trois nouvelles, courtes, concises, aussi brèves qu’incisives.

"Qu'il s'agisse de vivre ou de mourir, l'homme est un fardeau pour l'homme." Yasushi Inoue

 

Participation au "mois de la nouvelle", chez Flo (*)

(*) Clquez pour suivre le lien

 

 

 

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01 janvier 2014

HAIKU : 高浜 虚子

An qui passe et an qui vient ----
anneaux
que traversent un même bâton

Takahama Kyoshi

 

2014

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