18 janvier 2015

CAHIERS DU JOUR - Semaine du 12 au 18 janvier 2015

2015

Les 366 réels à prise rapide correspondent à un exercice d’écriture de Raymond Queneau tiré des Exercices de Style. Il s’agit d’écrire chaque jour un texte sur un thème proposé sous la forme “Aujourd’hui [quelque chose]“.

Les règles sont les suivantes : écrire sur le vif, ne pas écrire plus de 100 mots, rapporter des éléments réels de sa journée sans en inventer et sans se référer à un jour antérieur, suivre la thématique de la date correspondante. La liste des thèmes et le règlement sont ici.


Lundi 12 janvier 2015 ¨ Aujourd'hui description du comportement des humains.

Trois millions sept cent mille, s'exclament les médias. Tous dans un même mouvement collectif ! Debout, droits dans leurs bottes. Y en a-t-il seulement un(e) qui a crié : "je suis juste là, parce que j'ai peur pour ma peau, pour ma vie pépère, pour ma bagnole, pour mon compte en banque et que je fais dans mon froc ? Et que de Charlie, je m'en fous un peu".

Le collectif n'est que l'addition d'individualités égocentriques. C'est humain.


Mardi 13 janvier 2015 ¨ Aujourd'hui ce qui ne fonc­tionne pas.

Mon inspiration


Mercredi 14 janvier 2015¨Aujourd'hui transparences.

"Poésie, le dernier phare sur la mer qui monte" ; in Poésie, Art de l'insurrection ; Ferlinghetti ; maelstrÖm reEvolution

Transparences des mots....


Jeudi 15 janvier 2015 ¨ Aujourd'hui j'attends.

J'ai attendu toute la journée à attendre quelques chose. Je ne savais trop pas ce que j'attendais... Attendez ! Ne me dites pas que vous attendiez aussi ! Vous attendiez quoi,, au fait ? En tout cas, il fait nuit, et j'attends que le sommeil arrive


Vendredi 16 janvier 2015 ¨ Aujourd'hui mal.

Ni mal de mer, ni mal du pays. Pays... j'ai dit Pays ? C'est qu'il me fait un mal de chien, mon pays qui divague ! Le mal est fait, depuis ce jour sinistre où la liberté a été flinguée. Ces gens sont l'incarnation du mal. Ils ne distinguent pas le bien du mal. Et je crains les remèdes qui vont être prescrits à ces grands maux. Ça risque d’aller de mal en pis ! Je ne veux du mal à personne, je ne songe pas à mal et il ne faudra surtout pas rendre le mal par le mal.


Samedi 17 janvier 2015 ¨ Aujourd'hui, film dont vous êtes le héros.

Je ne suis pas cinéphile.
La vie sur les écrans,
Les grands et les petits,
M’ennuie et m’anesthésie.

Je ne suis pas cinéaste
Ni metteur en scène
Ni réalisateur.

Le film de cette journée
C’est juste
Quelques séquences
Quelques rencontres
Quelques émotions
Quelques gestes.

Les yeux d’une vieille dame
Embruinés par les années
Dans lesquels j’ai vu
Quatre-vingt-dix ans
D’une vie.

L’héroïne, c’était elle
Aujourd’hui

Pour son anniversaire.
J’en fus la spectatrice,
Attendrie et émue.

N’est-ce pas mieux
Qu’au cinéma ?


Dimanche 18 janvier 2015 ¨ Fragment d'aujourd'hui raconté en recette de cuisine.

 

Liste des ingrédients :

-         Une salle de bain

-         Un tapis

-         Un jeans

-         Un pull

-         Un rendez-vous

-         Une montre

-         Chaussettes, chaussures…

 

  1. Commencez par vous prendre les pieds dans le tapis, et glissez-vous sous la douche
  2. Oubliez d’analyser d’où viendra la giclée d’eau froide et poussez un cri de surprise glacée
  3. Lavez-vous, sans oublier les oreilles et …
  4. Cherchez slip et soutif
  5. Surveillez l’heure et sautez dans le jeans, le pull, les chaussettes et les chaussures
  6. L’heure du rendez-vous est passée et vous êtes toujours à poil
  7. Recouchez-vous

Le cahier du jour du 5 au 11 janvier 2015 est à lire ici


11 janvier 2015

CAHIERS DU JOUR - D'après EXERCICES DE STYLE de Raymond Queneau

EXERCICES DE STYLE - QUENEAU

Les 366 réels à prise rapide correspondent à un exercice d’écriture de Raymond Queneau tiré des Exercices de Style. Il s’agit d’écrire chaque jour un texte sur un thème proposé sous la forme “Aujourd’hui [quelque chose]“.

Les règles sont les suivantes : écrire sur le vif, ne pas écrire plus de 100 mots, rapporter des éléments réels de sa journée sans en inventer et sans se référer à un jour antérieur, suivre la thématique de la date correspondante. La liste des thèmes et le règlement sont ici.

J'ai vu ce défi sur plusieurs blogs, notamment  (Chez La Jument Verte) ou , ou là... Ça me plaît bien , cette idée ! Mais tiendrai-je tous les jours de toute l'année ? À suivre !


Lundi 5 janvier 2015 : "Aujourd'hui acheté"

Rien.
Enfin, si.
Deux tranches de gigot
Pas bon
Plein de nerfs
Et de gras.
Et mon gratin de navets
Avait tout du navet.


Mardi 6 janvier 2015 : "Aujourd'hui que deviendra cet enfant plus tard ? "

Assise par terre, au pied d'une caisse automatique de parking, une dame Roumaine, plus très jeune. Elle souhaite la bonne année à tous les passants, et explique aux automobilistes comment se servir de la machine à payer. Dans ses bras, un enfant endormi. Il fait froid. L'enfant dort. Certains jettent une piécette, d'autres les ignorent. L'enfant dort. D'un sommeil naturel ?


JE SUIS CHARLIE

Mercredi 7 janvier 2015 : "Aujourd'hui surprise"

Charlie Hebdo. Douze morts. Onze blessés. 

Épouvante.
Horreur.
Monstruosité.
Ignominie.
Inhumanité.
Barbarie.

 

 


Jeudi 8 janvier 2015 : "Aujourd'hui, une question lue quelque part"

 Pourquoi ?


Vendredi 9 janvier 2015 : "Aujourd'hui, tentative de liberté"

 Entendu, ce soir, au cours d'un reportage sur une cérémonie des voeux d'un maire de tout petit village de l'Isère : "Que l'avenir ne soit plus ce qui va arriver, mais ce que nous allons en faire."  Henri Bergson.


VIVE LA LIBERTE

Samedi 10 janvier 2015 : "Aujourd'hui, livre posé"

 "Vive la Liberté", publié chez Bruno Doucey. Des poèmes rassemblés autour d'un idéal. "Yo no canto por cantar / ni por tener buena voz / canto porque la guitarra / tiene sentido y razon". Victor Jara

 

 

 

 

 

 

 

 


Dimanche 11 janvier 2015 : "Aujourd'hui, à midi pile"

 

Je suis correspondante de presse. À midi, la maire d'un village dont j'assure la couverture, présentait ses vœux à ses concitoyens et demandait une minute de silence, pour Charlie et pour la liberté d'expression. Une heure plus tard, elle me téléphonait pour s'inquiéter de "ce qu'aurait pu me dicter" l'un de ses conseillers avec lequel "on m'aurait vue partir". Ce sont ses mots. Elle s’adressait… à la presse locale, et lui demandait le S I L E N C E !!!