13 octobre 2013

VOLT, Alan Heathcock

VOLT

Titillée par les réserves de Jérôme, par la retenue d'Anne, j'ai eu envie de faire la connaissance de ces personnages dont ils m'ont dit qu'ils étaient marqués par le destin : "Un village imaginaire, un bled perdu, peuplé de gens qui sont autant de caricatures de l’Amérique profonde", dit Anne. Mais, renchérit Jérôme, "Il manque ce petit grain de folie, ce coté abrasif qui mettrait le feu aux poudres."

J'ai essayé de m'extraire de leurs précautions oratoires pour entrer dans ces nouvelles, y trouver un fil conducteur. Il me semble que le symbole prédominant est "la fuite". Fuite de Windslow qui a accidentellement tué son fils, fuite du père de Vernon qui, dans un coup de sang (de naze, pour être in), a démoli un conducteur récalcitrant. Le père d'un gosse mort en Irak, un(e) shérif pas très conventionnelle, Miriam dans un labyrinthe... Fuite. Et solitude. Ce sont des êtres profondément reclus dans leur claustration psychologique que j'ai rencontrés au fil des huit nouvelles d' Alan Heathcock. L'idée me plaît, vraiment. Envie de creuser au delà des résistances, de savoir pourquoi, comment. Chaque nouvelle est une mise en alerte.

Mais, hélas, je me suis ennuyée, j'ai trouvé le temps long, j'ai cherché un dénouement (ou, justement, puisque ce sont de nouvelles, une absence de dénouement), un épilogue surprenant et inattendu. Non. Et mon avis sera encore plus tranché que celui de mes camarades de blog, pas d'étincelle, même pas d'escarbille. Juste une flammèche au début de chaque récit, un incipit qui fait dresser l'oreille et qui allume l'intérêt.

Je cesse là mes délayages. Désormais, je ferai confiance à mes inspirateurs es lecture... Quoique, à voir quand même !!!

 

 

Posté par C Martine à 20:56 - Commentaires [6] - Permalien [#]
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