05 février 2014

LA MORT, L’AMOUR ET LES VAGUES ~ Yasushi Inoue

LA MORT L'AMOUR LES VAGUES

La mort, l’amour et les vagues
Yasushi Inoue
Nouvelles, traduites du japonais par Aude Fieschi
Éditions Philippe Picquier, 1999, 114 pages

 

 

 

 

 

 

 

Trois nouvelles, courtes, concises, aussi brèves qu’incisives. Trois récits de rencontres. Fugace, vanné par le temps, ou chimérique, chaque tête à tête est l’occasion pour Yasushi Inoue d’explorer les mystères des relations humaines et/ou amoureuses et surtout de présenter sa vision du monde.

Pessimistes.

Cyniques, désespérées en quelque sorte. Et pourtant dans une démarche où la vie a toute sa place, parce qu’au bout du bout, c’est elle qui gagne. Au détriment, parfois, des protagonistes, qui n’en sortent pas plus heureux (et peut-être pas plus malheureux). Qui ont vécu un pan de leur vie. Prêts à se donner la mort (La mort, l’amour et les vagues), pas prêts à dilapider (encore que…) une petite fortune tombée du ciel (Anniversaire de mariage), prêts à remettre en cause une réelle amitié pour une toquade (Le jardin de pierres), les personnages d’Inoue pourraient sembler être les stéréotypes d’une certaine société japonaise.

Lucides, parce qu’elles évoquent la fatuité des relations qui semblent relier les hommes.

L’humain ne peut que se reconnaître dans ces portraits, même si ses codes sociaux et moraux ne tirent pas leur sève du même enracinement.

Trois nouvelles, courtes, concises, aussi brèves qu’incisives.

"Qu'il s'agisse de vivre ou de mourir, l'homme est un fardeau pour l'homme." Yasushi Inoue

 

Participation au "mois de la nouvelle", chez Flo (*)

(*) Clquez pour suivre le lien

 

 

 

Posté par C Martine à 07:53 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : ,


Commentaires sur LA MORT, L’AMOUR ET LES VAGUES ~ Yasushi Inoue

    Ah, contente, j'ai adoré, lecture marquante mais je n'étais pas du tout certaine que tu accrocherai. ( je crois que je l'avais aussi présenté pour un rendez-vous de Flo, faudrait d'ailleurs que je m'organise un peu ^^ )

    Posté par Marilyne, 05 février 2014 à 08:58 | | Répondre
    • Moi, je me souviens du jour où tu me l'as présenté.... un certain 31 décembre, à Grenoble...
      Belle rencontre !

      Posté par Martine, 05 février 2014 à 09:16 | | Répondre
      • Oui, cela reste un grand souvenir. Qui ne nous empêchera pas de nous en offrir un autre

        Posté par Marilyne, 05 février 2014 à 10:27 | | Répondre
        • Rien ne nous empêche.... sauf les élections municipales, à court terme....

          Posté par Martine, 05 février 2014 à 14:05 | | Répondre
    • Oui, tu en avais parlé en octobre (malheureusement le lien sur mon blog doit être mort suite au crash de ton site précédent) et tu m'avais convaincue de lire la première nouvelle. Je m'en suis tenue là ;p

      Posté par Flo, 05 février 2014 à 18:46 | | Répondre
  • De cet auteur j'avais lu Lou-lan dont je ne garde malheureusement aucun souvenir.

    Posté par jerome, 05 février 2014 à 12:53 | | Répondre
    • 4ème de couv de Lou-lan : "C'est aux confins du monde qu'Inoue nous convie une fois de plus : en Asie centrale, en Chine, au Japon, sur les traces de nomades anonymes, d'archéologues, vers des villes abandonnées, des tombeaux oubliés. Une ville morte aux frontières de la Chine, le tombeau d'une princesse T'ang découvert par des archéologues invitent le lecteur à de surprenantes rencontres dans le passé de ces villes et de ces peuples, dans la mémoire de ces hommes qu'Inoue sait mieux que quiconque faire revivre avec talent. Simples chroniques du temps passé, biographies mystérieuses de quelques hommes égarés devant des lambeaux d'Histoire. Mais point d'épopée comme dans Le Loup bleu : Inoue traque pour nous ces personnages qui passent comme des fugitifs et dévoile, comme par effraction, le secret de quelques aventures humaines remarquables. Parce que, ces fragments d'existence, il peut les transformer pour nous en destins"....
      Juste, pour mémoire....

      Posté par Martine, 05 février 2014 à 14:01 | | Répondre
  • J'ai un roman d'Inoue dans la PAL, je pourrais peut-être trouver ces nouvelles chez le bouquiniste, pour voir...

    Posté par Anne, 05 février 2014 à 13:56 | | Répondre
    • J'ai l'impression de ne pas t'avoir convaincue, Anne ! Il faudrait que je revoie ma copie, parce que ces nouvelles sont vraiment à découvrir !

      Posté par Martine, 05 février 2014 à 14:03 | | Répondre
  • Hum... Premier com' sur ce blog et je fais une boulette en répondant trois fois à Marilyne... Bon ben ça c'est fait * va se planter la tête dans le sable *

    Je ne suis pas très littérature japonaise et, contrairement à ce que tu indiques en fin de billet, je n'ai pas réussi à accrocher (je n'ai lu que la première nouvelle au cas où ce ne serait pas clair dans ma réponse à Marilyne...) justement parce que j'ai trouvé que le texte était trop marqué culturellement. Mais si tu as les mêmes goûts que Marilyne, alors c'est normal : on ne va pas trop se tenter mutuellement

    Posté par Flo, 05 février 2014 à 19:01 | | Répondre
  • Non, Flo ! Je n'ai pas les mêmes goûts que Marilyne et le coup de la littérature nippone je ne te le ferai pas souvent (hummm ! encore que j'ai un recueil de nouvelles de Kenzaburô Oé dans ma pile... - encore un coup de Marilyne ^^ - ) Cela dit, je maintiens mon avis sur le fait que, malgré un marquage culturel certain, tout homme peut se reconnaître dans ces portraits, dans leur fond. Pas dans la forme, c'est vrai !

    Posté par Martine, 06 février 2014 à 07:21 | | Répondre
Nouveau commentaire