28 juillet 2013

LA POÉSIE DANS LE BOUDOIR : Maram al-Masri

Signe 15

Joueuse
je m'entête à jouer au hasard
je joue avec les mêmes lettres
et à chaque fois je me mets moi-même
en gage

sans tricherie
je mets en jeu des matières vivantes

obstinée
je m'accroche à la poésie

comment puis-je la saisir sans la faire mienne
comment voir ses signes
sans me prosterner
devant cette légère
                        soudaine
                                           difficile

                                                         belle ?

Maram al-Masri, Par la fontaine de ma bouche, Éditions Bruno Doucey

Posté par C Martine à 06:27 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
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Commentaires sur LA POÉSIE DANS LE BOUDOIR : Maram al-Masri

    Tu me donne envie de faire un tour sur le site du "printemps des poètes", j'ai un peu décroché ces derniers temps, ça me manque. Belle expression aujourd'hui.

    Posté par aifelle1, 28 juillet 2013 à 13:12 | | Répondre
  • " Je veux préparer un monde
    où il n'y aura plus d'armes
    ni de guerre
    un monde où une mère
    aimera le fils d'une autre mère
    comme son fils
    un monde qui ne fera pas de différence
    entre les hommes
    un monde nouveau
    où ne compteront plus la gloire
    ni les défaites.
    Je veux préparer un monde
    qui ne croira plus à l'Arche de Noé.
    Je veux préparer un monde
    où aucun être humain ne sera sans maison
    où nul ne mourra
    de froid ni de faim.
    Je veux préparer un monde
    où moi deviendra nous
    et nous sera moi.
    Je veux préparer un monde
    naïf
    et sincère
    comme ce poème. "

    - Maram al-Masri - " Elle va nue la liberté " -

    Posté par Marilyne, 28 juillet 2013 à 17:04 | | Répondre
  • La femme qui regarde par la fenêtre
    a envie d'avoir de longs bras
    pour embrasser le monde
    son Nord et son Sud
    son Est et son Ouest
    comme une tendre mère

    Elle a envie d'avoir de grandes mains
    pour caresser ses cheveux

    Envie d'écrire des poèmes
    pour alléger son chagrin

    Elle qui lui a fait don
    de son être
    elle qui pleure
    et sourit avec lui
    elle
    la mère de tous ses enfants
    la sœur de ses femmes
    elle
    l'amante de
    sa beauté
    imparfaite.

    - Maram Al-Masri -La robe froissée.

    Posté par Fransoaz, 04 août 2013 à 11:52 | | Répondre
  • Qui, de lourd sans nom ?
    Qui appelle en secret dans l'abrutissement ?
    Quel viendra au silence heureux ?

    Les enfants sans conscience soient louées,
    La jeunesse éperdue sauvera tous !
    Alors, conforte ta confiance,
    Car nul à ta place le fera.

    Et si... Et si j'avais tord ?
    Et si tout cela était vent ?
    Alors j'aimerai le vent comme Dieu.
    Sous l'onde me ferais balayer !

    H.-G. Granger. Non publié - août 2013

    Posté par hgg, 01 septembre 2013 à 22:54 | | Répondre
  • Tres beau poéme

    Posté par phedra19, 20 octobre 2013 à 18:24 | | Répondre
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