30 juin 2013

LA POÉSIE DANS LE BOUDOIR : Jacqueline Persini Panorias

 

Quand les pierres assassines
écrasent les ventres, les fronts
quand la nuit n'abreuve plus que
échirures et déraison

la séve s'essouffle
à faire grimpette
pour cueillir des paroles
de luzerne colza

Mais elle ne lâche pas
la tige frêle des voix
lui donne des grains libres
qui se mettent en ligne
pour traverser le pire.

Jacqueline Persini Panorias, Contre l'humain il est des crimes, L'Harmattan, coll."Accent Tonique-Poésie", 2011.


Née le 22 mars 1944 à Marseille. Vit à Paris. Exerce la psychanalyse depuis une trentaine d’années. Elle tente d’allier poésie et psychanalyse. Dans un centre médico-psychologique, elle a effectué des ateliers d'écriture avec des enfants et des adolescents en difficulté et poursuit cette pratique en bibliothèques et centres de loisirs.
Ses trois premiers livres publiés par L’Harmattan sont issus d’une nécessité autobiographique. Dans le troisième « Herbes vivantes » elle tente de communiquer sa pratique de psychanalyste sans théorie mais avec des poèmes qui alternent avec des vignettes cliniques. 
Diplôme de psychologie clinique. DEA de littérature.
Elle participe au comité de rédaction de la revue Poésie première. Responsable de la rubrique Poésie jeunesse, elle donne la parole à des poètes et à des éditeurs afin que la poésie jeunesse ne soit plus considérée comme sous poésie mais comme poésie.

 

POÉTISONS


Le jeu

Poétisons ensemble...

La règle du jeu est ici.

Plus nous serons nombreux à faire parler la poésie, plus elle restera vive, créatrice et porteuse de beauté.

La semaine darnière, AnisAnne  ont poétisé avec moi. À vous les mots !


Commentaires sur LA POÉSIE DANS LE BOUDOIR : Jacqueline Persini Panorias

    Une découverte que cet auteur (une de plus...)

    Deux ombres

    Il est à Hiroshima un pignon noirci où se
    découpent encore les formes en blanc de deux
    amants. Elle semblait tenir une ombrelle, lui
    une casquette d'ouvrier. Leurs lèvres allaient
    se rejoindre quand la bombe...
    Ils furent faits cendre en plein baiser,
    laissant au mur son négatif, comme ces
    plaques argentées où d'anciens photographes
    aimaient fixer l'histoire.

    Yves Heurté Dans la gueule d'ombres - éditinter - 2004

    Posté par laurence, 30 juin 2013 à 21:18 | | Répondre
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