28 avril 2013

LA POÉSIE DANS LE BOUDOIR : Aurélien Delsaux

l-incommensurable AURELIEN DELSAUX

L'incommensurable, Aurélien Delsaux - 2012

 

L'hiver en sa fin

 

quand tombe la dernière neige

quand viennent les premières pluies

quand le jour dans son manteau beige

travestit son regret des nuits

 

quand Orion quitte enfin son siège

quand la fumée des toits faiblit

on sent se refermer le piège

on cherche dans le vin l'oubli

 

et bien que la lumière croisse

le coeur se serre avec angoisse

comme un poing qui voudrait frapper

 

dans la vitre du temps qui passe -

la vie est le lait sous la glace

qu'un vieux félin voudrait laper

 

Aurélien Delsaux - Le cahier blanc

 

Aurélien Delsaux autoportraitsept4

Aurélien Delsaux est né en 1981, à Lyon.

Il a grandi au hameau du Bresson, à Saint Jean de Soudain (Isère). Des voyages l’ont conduit en Allemagne, en Suisse, en Belgique, en Hollande, en Pologne, en Russie, en Italie, en Grèce, en Croatie, au Liban, en Algérie. 
               Dans le cahier blanc vous trouverez au fil des jours poèmes, notes, esquisses, peintures, travaux divers - le vrac d'un atelier de travail.

Egalement homme de théâtre, Aurélien Delsaux est le fondateur de l'Arbre

On ne connaît pas encore la date de sa mort.

 

POÉTISONS


Le jeu

Poétisons ensemble...
La semaine dernière,  Anis Anne, Sido se sont jointes à moi pour faire chanter les mots. (clic sur leurs prénoms pour aller chez elles)
La règle du jeu est ici.

Plus nous serons nombreux à faire parler la poésie, plus elle restera vive, créatrice et porteuse de beauté.

 

Posté par C Martine à 07:57 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
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Commentaires sur LA POÉSIE DANS LE BOUDOIR : Aurélien Delsaux

  • prières banales


    aujourd'hui les enfants

    n'oubliez pas vos gants

    dehors il fait bien froid



    avant la fin du jour

    n'oublie pas mon amour

    de rapporter du pain



    la soupe sent le miel

    verse des grains de sel

    au pull taché de vin



    j'aime sur moi ta main

    bonne nuit à demain

    qu'il fasse grand soleil


    Aurélien Delsaux - (http://aurelien.delsaux.over-blog.com/)

    Posté par Jeanne, 28 avril 2013 à 08:56 | | Répondre
  • leur dire

    leur dire qu'il n'y a pas
    de théâtre sans joie
    pas plus que de pain
    sans eau ni farine


    leur dire qu'il n'y a pas
    d'acteur sans homme
    de lumière sans regard
    ni de regard sans lumière


    leur dire qu'il n'y a pas
    de scène sans le monde
    qui tourne dehors et son
    murmure comme un ruisseau


    leur dire qu'il n'y a pas
    au théâtre d'homme sans
    parole de parole dépourvue
    de sang et d'ombre


    leur dire qu'il n'y a pas
    de masque sans vérité
    de vérité sans blessure
    et de blessure sans grâce

    Adrien Delsaut

    Posté par Anne, 28 avril 2013 à 10:15 | | Répondre
  • Oups, pardon, c'est Aurélien !

    Posté par Anne, 28 avril 2013 à 10:25 | | Répondre
  • Une pâquerette entre les lèvres
    Je savoure
    La fin de l'hiver

    Pierre Tanguy -haïku du chemin en Bretagne intérieure-

    Posté par Fransoaz, 28 avril 2013 à 12:12 | | Répondre
  • " Nervures d'une feuille
    Hésitant entre deux chemins
    une goutte froide "

    Thierry Cazals - Le rire des lucioles -

    Posté par Marilyne, 28 avril 2013 à 12:59 | | Répondre
  • Bon ce dimanche je n'ai pas suivi le thème mais j'ai publié une poésie érotique sur mon blog. Je ne sais pas le temps gris, l'humeur... Va savoir ...

    Posté par Anis, 28 avril 2013 à 22:36 | | Répondre
  • Bonne idée que de nous proposer tous ces articles, Pascal.

    Posté par Djemaa, 30 avril 2013 à 09:40 | | Répondre
  • L’ HIVER


    Coule les jours au fil de l’onde
    En reflets chatoyants irisés de soleil
    File le temps en coulées blondes
    Que le vent fait courir d’un souffle sans pareil

    Glace sur les branches écrasées
    En lourds habits d’hiver à la blanche couleur
    Givre sur les joies délaissées
    Que le gel des pensées a figé dans mon cœur

    De l’eau, une saison de vie
    Avec elle s’échappe, se perd dans l’oubli
    Un bref passage en féerie
    Dans la coulée des jours, dans le fil de mes nuits

    N.N 21 01 09

    (l'un de mes poèmes, ici en partage)

    Posté par sido, 07 mai 2013 à 14:03 | | Répondre
  • J'ai beaucoup aimé lire le poème de ce poète que je ne connaissais pas. Merci beaucoup.

    Posté par Bonheur du jour, 11 mai 2013 à 19:10 | | Répondre
    • Merci d'avoir apprécié, d'autant que je suis une "illustre inconnue", non publiée (sauf sur mon blog), aimant, écrivant de la poésie, en amateur. Cela fait plaisir de voir que ses propres mots peuvent toucher d'autres que soi même.

      Posté par Sido, 11 mai 2013 à 19:59 | | Répondre
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