14 avril 2013

LA POÉSIE DANS LE BOUDOIR : Albane Gellé

 

Yannick Le Quilleuc

Yannick Le Quilleuc - Grand Voile

 

les voix ça bourdonne ça grésille ça caquette et puis ça submerge rien à quoi s'accrocher c'est la mer sans terres autour sans rocher sans bateau sans bouée tout seul tout nu tout essouflé avec vraiment personne rien avec les paroles les vagues qui vont trop vite la peur de couler de ne plus respirer le manque de silence la rage de lutter la tentative de parler pourtant mais l'eau est froide et les conversations sans recours

Albane Gellé - L'air libre - Édition Le Dé Bleu (2002)

 

POÉTISONS


Le jeu

Poétisons ensemble...
La semaine dernière, AnneAnis Florence et Marilyne se sont jointes à moi pour faire chanter les mots. (clic sur leurs prénoms pour aller chez elles)
La règle du jeu est ici.

Plus nous serons nombreux à faire parler la poésie, plus elle restera vive, créatrice et porteuse de beauté.

 

 

Posté par C Martine à 07:54 - Commentaires [7] - Permalien [#]
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Commentaires sur LA POÉSIE DANS LE BOUDOIR : Albane Gellé

    http://www.litterama.fr/article-les-femmes-et-la-poesie-albane-gelle-117076206.html
    Un article sur mon blog ce matin. une découverte car je ne connaissais pas cette poétesse.

    Posté par Anis, 14 avril 2013 à 09:39 | | Répondre
  • je manque de répartie ça c'est depuis
    longtemps surtout quand le coeur fait un
    boucan à l'intérieur c'est peut-être que les
    mots ne sont pas à la bonne place il
    faudrait les faire refroidir et moi mes
    mots ils sont toujours un peu trop dedans
    émus

    Albane GELLE - Aucun silence bien sûr - Editions le dé bleu

    Découverte pour moi ... Merci Martine !
    Bon dimanche

    Posté par flomar, 14 avril 2013 à 10:21 | | Répondre
  • il
    avait mis quelques poèmes dans sa main, comme on attire les pigeons. Elle était jeune, elle n'a rien vu, trop près s'est approchée.

    il
    avec son âge et son accent du Sud parlait de Giono en même temps que d'amour sans rien entendre de ses silences à elle.

    il
    bien caché derrière mille références, elle l'a trouvé quand même.

    Albane Gellé, Extrait de Je tu nous aime

    Posté par Anne, 14 avril 2013 à 11:26 | | Répondre
  • Il faut parler poésie, respirer poésie, vivre poésie....

    Posté par Bonheur du jour, 14 avril 2013 à 15:02 | | Répondre
  • J'adore la poésie d'Albane Gellé que j'ai eu la chance d'entendre lire en rencontre... C'est exactement comme elle que j'aimerais savoir écrire.

    Posté par Antigone1, 14 avril 2013 à 16:24 | | Répondre
  • Plus âgés que nos âges, tous debout
    depuis la terre, nous sommes restés
    longtemps au chaud dans nos paniques,
    récitant des chagrins ici et là appris par
    coeur sous une grande pluie d'hiver.
    Avant de nous mettre à chercher le
    soleil, et ses fraîcheurs, et ses jardins.
    Demain, même si la lumière
    demeure difficile, nous croirons enfin aux
    anges.

    Albane Gellé
    Une salve d'avenir. L'espoir, anthologie poétique, Gallimard Mars 2004

    Posté par laurence, 14 avril 2013 à 18:52 | | Répondre
  • Un dimanche qui se termine bien avec la découverte de cette poésie très sensorielle.
    J'aime beaucoup, merci.

    Posté par Fransoaz, 14 avril 2013 à 21:18 | | Répondre
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