07 avril 2013

LA POÉSIE DANS LE BOUDOIR : Louis Dubost

 

Chagall tête au nimbe

Marc Chagall - Autoportrait (Tête au nimbe), 1911

 

 

Je n'ai plus la mémoire des mots.

Mais les balafres d'un seul m'ont naguère brûlé
définitivement la peau.

Depuis, je vis avec.

M'en voudrez-vous vraiment si, aujourd'hui encore,
j'aime mes ratures ?

Louis Dubost, L'évidence qui passe, Le Castor Astral, 2000

 


L'anecdote....

Louis Dubost est un grand amateur d’escargots. Et pas seulement au beurre aillé, mais dans toute l’acception et l’ambigüité du verbe « aimer ».« J’ai emporté mon enfance dans un escargot », écrit-il, poursuivant : « l’escargot, à la fois modèle de la fragilité par son corps et de la solidité par sa coquille, constitue une métaphore de la personnalité humaine ».

La biographie

Louis Dubost est né le 13 avril 1945 à La Clayette (Saône et Loire). Il a passé son enfance dans la campagne du Brionnais, puis son adolescence à Mâcon. Et suivi ses supérieures à Lyon. 
Il a été professeur de Philosophie à La Roche sur Yon en Vendée. 
Louis Dubost vit à Chaillé-sous-les-ormeaux où il a exercé une activité d’éditeur depuis 1974 jusqu’à très récemment, d’abord au sein de l’association Le Dé Bleu, et après 2004 en qualité de directeur littéraire aux Editions L’idée Bleue.


POÉTISONS

Le jeu

Poétisons ensemble...
La semaine dernière, Anne, Anis et Laurence se sont jointes à moi pour faire chanter les mots.
La règle du jeu est ici.

Plus nous serons nombreux à faire parler la poésie, plus elle restera vive, créatrice et porteuse de beauté.

Posté par C Martine à 06:01 - Commentaires [4] - Permalien [#]
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Commentaires sur LA POÉSIE DANS LE BOUDOIR : Louis Dubost

  • La porte enjambe
    le soleil

    corps cambré
    dans l'embrasure

    tu restes là
    dans l'angle mort

    ton visage
    déjoue les ombres

    joue avec
    les plis du soir

    une phrase file
    entre les lèvres

    mais
    déjà

    l'index interdit
    toutes les autres

    le désir devient
    exact

    Louis DUBOST - "Langue sèche", 1994 (extrait)

    Bon dimanche !

    Posté par Florence, 07 avril 2013 à 09:41 | | Répondre
  • Demoiselle légère / au vol immobile // Demoiselle légère / au vol supersonique // Demoiselle légère / preste, effarouchée // Demoiselle court-vêtue / d’un lambeau de soleil // Demoiselle qui fuit / la bise de septembre // Quelle grâce inquiète / te hante, libellule ? »
    Sur la libellule source : Des souris et des pommes

    Posté par Anis, 07 avril 2013 à 09:45 | | Répondre
  • VOYAGE

    Il a bien de la chance
    l'escargot qui part en vacances.
    Pas besoin de caravane ni d'auto :
    il a sa maison sur le dos !

    Lucie Spède (in Ca rime et ça rame)
    (Je n'ai pas cherché bien loin pour poétiser ce dimanche... )

    Posté par Anne, 07 avril 2013 à 11:58 | | Répondre
  • " Cette rencontre, nul ne l'a chantée,
    Le chagrin s'est calmé sans chansons.
    Un été de fraîcheur est arrivé,
    On dirait une vie nouvelle qui commence.

    Le ciel a l'air d'une voûte de pierre,
    Blessée par un rayon jaune,
    Plus que le pain de chaque jour
    M'est nécessaire un simple mot de lui.

    Toi grâce à qui sur l'herbe apparaît la rosée,
    Qu'un message de toi donne vie à mon âme,
    Non pas pour la passion, ni pour passer le temps,
    Mais en faveur du grand amour terrestre. "

    - Anna Akhmatova -

    Posté par Marilyne, 07 avril 2013 à 13:08 | | Répondre
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