31 mars 2013

LA POÉSIE DANS LE BOUDOIR : Silvia Baron Supervielle

sans aller vers la mer
ni venir vers le fleuve
ni traduire le murmure
momentané de l'ombre
sans reprendre l'aventure
à la dérive et l'amour
enfoui dans la tranchée
ni retrouver la plaine
suspendue aux étoiles
ni parler du territoire
de l'espace dépris
de son pays

Silvia Baron Supervielle - Autour du vide - Éditions Arfuyen (2008)

 


BARON SUPERVIELLE

Silvia Baron Supervielle est née à Buenos-Aires en 1934. Sa mère qui mourut lorsqu’elle avait un an était uruguayenne de descendance espagnole et son père était argentin de descendance française. Elle commença à Buenos-Aires son travail littéraire, en espagnol, sa langue natale, écrivant des poèmes et des nouvelles. En 1961 elle arriva en France et se fixa à Paris où, après une longue période de silence, elle poursuivit ses écrits directement en français et fit de nombreuses traductions de l’espagnol en français et vice-versa.

 

 

 


POÉTISONS

Je reprends mon rendez-vous hebdomadaire avec la poésie, et vous propose de poétiser avec moi en répondant en commentaire, soit par un poème du même auteur, soit par un poème sur le même thème. 

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Posté par C Martine à 07:35 - Commentaires [3] - Permalien [#]


Commentaires sur LA POÉSIE DANS LE BOUDOIR : Silvia Baron Supervielle

  • ce qu'on entend
    sans trêve
    parler au fond
    de soi muet
    crève soudain
    la terre du
    papier
    Silvia Baron Supervielle, in Lectures du vent

    Posté par Anne, 31 mars 2013 à 11:18 | | Répondre
  • ayant été fenêtre

    et sol où tourne
    le soleil glisse
    l'obscurité

    plafond qui plane

    et murs autour
    du milieu

    Silvia Baron Supervielle dans Lectures du vent, éditions José Corti 1988, page 100

    Posté par Anis, 31 mars 2013 à 11:43 | | Répondre
  • Dans un pays d'enfance.....

    Dans un pays d'enfance retrouvée en larmes,
    Dans une ville de battements de coeurs morts,
    (De battements d'essor tout un berceur vacarme,
    De battements d'ailes des oiseaux de la mort,
    De clapotis d'ailes noires sur l'eau de mort).
    Dans un passé hors du temps, malade de charme,
    Les chers yeux de deuil de l'amour brûlent encore
    D'un doux feu de minéral roux, d'un triste charme;
    Dans un pays d'enfance retrouvée en larmes...
    - Mais le jour pleut sur le vide de tout.

    .......

    O.V. DE L. MILOSZ (1877-1939) Les sept solitudes ( Anthologie de la poésie française Ed de Fallois)

    Posté par laurence, 01 avril 2013 à 22:02 | | Répondre
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