10 mars 2013

LA POÉSIE DANS LE BOUDOIR : Anna de Sandre

 

 

printemps des poètes

 

 

Les regards habités

 

La ville résidait dans nos yeux
possédait chacun d'entre nous
nous n'y trouvions pas à redire
nous la logions elle nous hantait
le sommeil restait à sa porte
et ses lumières faisaient briller
ce que les autres prenaient souvent
pour une passion ou de la fièvre
nous l'abritions sous nos paupières
émus fanfarons et contents
et pour tout dire nous nous flattions
qu'elle nous habite pour pas un rond
et quand nous reprenions la route
transis fourbus mais pleins de force
c'est là dehors précisément
qu'elle s'acquittait de son loyer.

 

Anna de Sandre

Anna de Sandre - Un régal d'herbes mouillées
Éditions Les Carnets du Dessert de Lune - 2012

POÉTISONS


 

Dimanche dernier, nous avons poétisé ensemble : Aifelle,  AnneFlomarmoi.

(Clic sur les prénoms pour se rendre sur le site ou le blog)

Qui viendra, aujourd'hui avec nous, donner aux mots leur sensibilité poétique ? Poétisons ensemble, voulez-vous ?
La règle du jeu est ici

Même si vous n'êtes que de passage, même si vous n'avez pas pas de blog... pas de problème !

Surtout que, du 9 au 24 mars, c'est le PRINTEMPS DES POÈTES (clic pour aller sur le site officiel)

Des surprises, sur Littér'auteurs, à cette occasion.... à suivre....

Posté par C Martine à 06:16 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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Commentaires sur LA POÉSIE DANS LE BOUDOIR : Anna de Sandre

  • " Quatre ans.
    Des yeux de glace.
    Le regard – déjà funeste.
    Aujourd’hui pour la première fois

    Tu regardes
    Sous les murs du Kremlin
    Se rompre la glace.

    Glace, glace,
    Et coupoles
    Qui tintent d’or,
    Qui tintent d’argent.
    Bras croisés,
    Bouche muette.
    Sourcils froncés – Napoléon ! -
    Tu contemples le Kremlin.

    - Maman, où va la glace ?
    - Devant, petit cygne !
    Laissant derrière les palais, les églises et les portes -
    Devant, petit cygne !
    L’œil
    Bleu est préoccupé.
    - M’aimes-tu, Marina ?
    - Beaucoup !
    - Pour toujours ?
    - Oui.

    Bientôt, le crépuscule,
    Bientôt – il faut rentrer :
    Toi, dans ta chambre d’enfant
    Et moi, lire les lettres insolentes,
    Me mordre les lèvres.

    Et
    La glace
    Passe."

    - Marina Tsvetaeva - Extrait du recueil » Le ciel brûle » – Poésie Gallimard -

    Posté par Marilyne, 10 mars 2013 à 08:00 | | Répondre
  • Vos deux poèmes sont très beaux et très touchants... C'est vrai que le printemps des poètes a commencé hier. Je suis en vacances, mais à la rentrée on préparer notre concours de poésie pour nos élèves avec ma collègue et j'afficherai plein de haïkus, comme l'an dernier, dans le CDI. Nos élèves avaient bien aimé... Bon dimanche, frileux de mon côté ! Bizzz !

    Posté par soukee, 10 mars 2013 à 14:26 | | Répondre
  • Pas trop le temps de poétiser aujourd'hui... tu m'en vois désolée...

    Posté par Anne, 10 mars 2013 à 19:57 | | Répondre
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