05 février 2013

UNE ARDENTE PATIENCE, Antonio Skármeta

Skármeta

Réfractaire au métier de pêcheur, Mario Jimenez trouve son bonheur grâce à une petite annonce du bureau de poste de l'île Noire. Facteur il sera, avec pour seul et unique client le célèbre poète Pablo Neruda. Leur relation, d'abord banale et quotidienne, se transforme, par la magie du verbe et de la métaphore, en une amitié profonde. Mais malgré leur isolement, l'Histoire les rattrape...


- Cherche-toi un travail !
- Oui papa.

Oui. Mais Mario n'a pas envie de poursuivre la lignée des pêcheurs qui constitue sa généalogie. Oui. Mais Mario devient l'heureux propriétaire d'une pimpante bicyclette. 

Alors. Mario trouve un emploi. Un emploi qui ne fera pas de lui un pêcheur. Un emploi qui lui permettra d'utiliser sa pimpante bicyclette.

Et Mario fera deux rencontres : Pablo et Beatriz (ou Béatriz et Pablo)

Et, dans leurs vies, Mario va se glisser, s'immiscer, se faufiler. Et tous les deux il va les aimer, les admirer, les sublimer. Et tous les deux vont "donner vie" à Mario.

À la vie.............................. jusqu'à la mort.

Cette histoire se déroule dans l'Histoire. Le Chili d'avant le 3 novembre 1970, jusqu'au Chili d'après le 11 septembre 1973. Juste avant, juste après. Mario et Béatriz dans ce Chili. Pablo, aussi.


 Ce n'est pas à un voyage dans l'histoire auquel Antonio Skármeta convie son lecteur, c'est à un voyage dans le quotidien de ces chiliens, illustres ou modestes, marqués par les péripéties d'un pays aux prises avec les évènements politiques. C'est un voyage dans l'enchantement des mots. Et qui était mieux placé que "le barde" pour offrir à cet enfant - Mario a 17 ans - l'art de poétiser la vie pour sublimer l'amour qu'il porte à Béatriz. 

J'ai aimé, parfois à en rire, parfois à en frémir, les entrelacs de ce court roman entre le poétique et le politique. C'est le pouvoir des mots qui transcende la bluette et la rend passion. Cette rencontre, que d'aucuns qualifieraient d'improbable, permet à l'auteur de de convier ensemble, dans le même texte, le poète roi des métaphores, l'amour, et la prise de conscience politique d'un jeune homme.

J'ai aimé, oui.

Posté par C Martine à 20:18 - Commentaires [8] - Permalien [#]
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Commentaires sur UNE ARDENTE PATIENCE, Antonio Skármeta

    Ah, contente, ravie. Et ce billet qui dit tout ... j'aime

    Posté par Marilyne, 05 février 2013 à 21:38 | | Répondre
    • C'était un roman difficile à chroniquer ; il dit tant et si fort ! et si bien !

      Posté par Littér'auteurs, 08 février 2013 à 07:08 | | Répondre
  • Je le note celui-là...il me parle...déjà le titre est magnifique...
    Bonne journée...Jack

    Posté par Jack, 06 février 2013 à 06:56 | | Répondre
    • Oui, c'est à lire ! C'est beau, c'est retentissant d'émotion, d'humour.

      Posté par Littér'auteurs, 08 février 2013 à 07:12 | | Répondre
  • Déjà noté chez Marilyne. Je m'mpresse de le renoté !

    Posté par jerome, 06 février 2013 à 08:47 | | Répondre
  • Tu me donnes vraiment envie de le relire ! Mais où va-t-on, s'il faut se mettre à relire quand 300 livres au moins vous attendent dans les piles et dans les sacs !!

    Posté par Anne, 06 février 2013 à 14:32 | | Répondre
  • Relire... je comprends bien ! alors qu'il y a tant d'autres textes à découvrir... quelle profusion de belle littérature !

    Posté par Littér'auteurs, 08 février 2013 à 07:31 | | Répondre
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