30 décembre 2012

RENCONTRES POÉTIQUES : Roberto Juarroz

Il y a des jours à devenir muet,
à marcher parmi les autres et les choses
la bouche bandée par l'air,
à soudain devenir silencieux,
comme un événement qui subitement
s'estomperait au milieu d'un geste,
comme on découvrirait un monde sans voix
pour s'en draper
comme si c'était une cape.

Des jours à te voir et à partir.
Ou peut-être à ne pas te voir
ou à te voir comme si je ne te voyais pas,
mais sans abdiquer mes yeux.

Des jours à garder le silence,
mais sans éluder le transfert d'être
qui toujours nous presse en tout.

Roberto Juarroz 
dixième poésie verticale - 27
Traduction de François-Michel Durazzo

 

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26 décembre 2012

PEAU DE LAPIN, Vanessa Simon Catelin & Brunella Baldi

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Quatrième de couverture :

"On entend le bruit des vagues au loin, le chant du vent qui couche les oreilles des lapins... Touffu et Taffeta habitent ici depuis toujours. Et puis...


Et puis, le bruit des vagues se rapproche et, avec lui, celui de la main de l'Homme. Il construit une digue, et des maisons d'Homme, pendant que celles des Lapins, dans la dune, se réduisent à peau de chagrin. Peau de chagrin, peau de Lapins qui se demandent ce qu'ils font là, au milieu de ce tintamarre d'Homme.
Pour que circulent les Lapins dans le monde des Hommes, l'illustratrice a inventé des "lapinoducs" ; parce qu'il faut traverser le rond-point qui a pris la place de la dune ! Et c'est en équilibristes, d'immeubles en immeubles, sur un fil tendu, qu'ils le font.

Jusqu'au mitan de ce somptueux album, le monde des Hommes se trouve à gauche de la double page, et celui des Lapins à droite. Couleurs douces, ocres, gris, bleues auxquelles la poésie des mots donne une généreuse intensité. Quand Touffu et Taffeta fuient , ils partent à califourchon sur de jolis coquillages roses, qui symbolisent leurs terriers déconstruits et qu'ils habitent, tels des bernard l'hermite.

Quelques doubles-pages plus tard, entièrement consacrées à la puissance de la nature qui reprend petit à petit ses droits ("on entend à nouveau le vent", "le sable revient toujours",  c'est le retour de la famille Lapin.

Une belle leçon, pas démagogique, pas didactique, tout en finesse et en douceur pour aider à comprendre que l'Homme n'a pas toutes les libertés envers la Nature ; que les constructions anarchiques d'habitat en bord des mers et océans sont des outrages inexcusables ; que le mépris pour l'éco-système est impardonnable. 

Un grand merci à Marilyne, pour ce magnifique cadeau qu'elle a rapporté de Montreuil, dédicacé à quatre mains par l'auteure et l'illustratrice, pour mes trois p'tits loups, Mathis, Camille et Maël.

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25 décembre 2012

JOYEUX NOÊL

 

 

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RENCONTRES POÉTIQUES : Théophile Gautier

Noël

Le ciel est noir, la terre est blanche ;
- Cloches, carillonnez gaîment ! -
Jésus est né ; - la Vierge penche
Sur lui son visage charmant.

Pas de courtines festonnées
Pour préserver l'enfant du froid ;
Rien que les toiles d'araignées
Qui pendent des poutres du toit.

Il tremble sur la paille fraîche,
Ce cher petit enfant Jésus,
Et pour l'échauffer dans sa crèche
L'âne et le boeuf soufflent dessus.

La neige au chaume coud ses franges,
Mais sur le toit s'ouvre le ciel
Et, tout en blanc, le choeur des anges
Chante aux bergers : " Noël ! Noël ! "

 

Image du Blog lusile17.centerblog.net

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23 décembre 2012

LE YARK, Bernard Santini & Laurent Gapaillard

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Quatrième de couverture :

Parmi tous les types de Monstres qui grouillent sur la terre, l'Homme est l'espèce la plus répandue.

Il en est une autre, cependant, plus rare et moins connue.

C'est le Yark.


Eh bien moi, en matière de Monstre, je préfère le Yark ! Parce que le Yark aime les enfants. Et ça, quand même c'est un sacré bon point, non ? Bon ! d'accord, le Yark mesure six mètres, il a des ongles crochus. Mais aussi, il adore l'odeur d'amande et de beurre frais", et puis "il ne mange jamais d'animaux, estimant qu'ils sont vraiment trop mignons pour être dévorés".

Pas trop envie d'en raconter davantage. Parce que dévoiler la personnalité du Yark serait démasquer les "bonnes" intentions de l'auteur. 

C'est un album qui peut être lu à partir de huit ans ; oui, je consens. Mais un lecteur un peu plus vieux, voire plus vieux, voire vraiment plus vieux pourra tirer grand bénéfice à sa découverte. Le Yark, c'est un peu le contre-exemple de l'Homme, qui fait semblant de croire aux bons sentiments alors que "les bons sentiments n'ont jamais nourri personne   [et que...] la Nature, qui ne connaît pas de morale, se fiche malheureusement de ce qui est bien et de ce qui est mal [et que...] depuis la nuit des temps, force est de constater que ce sont toujours les plus gentils qui se font bouffer en premier".

Un album jubilatoire et fantasque qui respire l'allégresse. Un album qui, mine de rien, donne à réfléchir (à celui qui veut bien) sur la nature humaine et sur certaines de ses "faiblesses". Quelques extraits savoureux et profitables :

"Il n'y a vraiment rien de plus sadique qu'une fillette bien éduquée"
"Les humains n'ont pas beaucoup d'imagination. Ils ne voient la beauté que dans ce qui leur ressemble"
"Depuis l'âge de fer l'homme n'a guère évolué"
"La liberté serait que tu puisses vivre sans dévorer personne"
"Il n'y a pas de loi. Il n'y a que ce que chacun décide pour soi"
"Ce qui la gênait c'était que pour vivre il faille tuer un être vivant"

Merci à Marilyne et à Noukette d'avoir convaincu Jérôme, au salon de Montreuil, de diriger ses pas vers le stand Grasset et d'y rencontrer le Yark. C'est une pépite de la littérature jeunesse, du pur bonheur ! 

(Message codé à l'intention de Jérôme : bisous à Charlotte, mais si tu les fais à Madeleine, je ne t'en tiendrai pas rigueur)

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RENCONTRES POÉTIQUES : Thierry Cazals

Les enfants
aux mains et aux pieds
arrachés par les bombes
nous attendront à l'entrée du paradis

Il faudra leur rendre
chaque doigt chaque orteil
mais aussi

la mousse des sous-bois
les baisers de sable fin
la douce morsure des boules de neige

et tout l'infini du monde
qu'ils n'ont pas pu 

caresser

 

Thierry Cazals,
Un éléphant au paradis
Éditons Motus

Ana Yaël

Ana Yaël, illustratrice espagnole
son blog, ici
et son site,

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22 décembre 2012

JE VEUX UN VIEUX NOËL, Irène Cohen-Janca

je veux un vieux noël

Quatrième de couverture :

Vivement Noël ! Théo adore les préparatifs : acheter le sapin, le décorer avec des boules et des guirlandes... Mais cette année, ses parents ont décidé de tout changer...


Mais que leur a-t-il pris, aux parents de Théo et Arthur, cette année ? Pourtant les enfants avaient commencé à savourer les prémices de la fête tant attendue : le défilé des distributeurs de calendriers, pompiers, facteurs et autres éboueurs, la boîte aux lettres qui déborde de catalogues de jouets, la dame à l'école qui vient leur dire des contes... C'est sûr, ils n'allaient pas tarder à accompagner leur mère pour choisir l'arbre-symbole. 

En rentrant de l'école, en voyant la voiture de Maman garée devant la porte de la maison, ils sont certains que c'est pour aujourd'hui. Et là, à ce moment précis, tout s'affole ! Ils ont même le droit de rentrer dans la maison avec leurs chaussures, incroyable ! Mais de sapin vert, odorant, de sapin qui perd ses aiguilles... point !

Et leur mère de leur débiter un beau discours écolo, sur la protection de la planète, sur les arbres, poumons de notre Terre, qu'il ne faut pas tuer, et tout et tout !!! Mais Théo et Arthur ont plus d'une ruse dans leur hotte pour faire fléchir les parents.

Un roman jeunesse qui se lit facilement. L'auteure alterne les arguments entre tradition et up to date, entre nuisance et écologie, entre destruction et préservation de la nature... Les ingrédients sont là pour ouvrir une nouvelle querelle entre les anciens et les modernes, pour développer la capacité de penser, mais la mayonnaise ne prend pas ! En tout cas, chez moi, elle n'a pas pris. Peut-être la volonté d'Irène Cohen-Janca était de ne pas tomber dans un discours trop didactique, mais à vouloir faire dans le "trop digeste", elle est tombée dans le "très superficiel". C'est dommage parce que le sujet pouvait donner à réfléchir, et à choisir éventuellement, en toute connaissance de cause.

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21 décembre 2012

LE LIVRE DE NOËL, Selma Lagerlöf

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Présentation de l'éditeur

Au fil de ces récits, aussi charmants que des contes dits à la veillée, on fera la connaissance d'une petite fille suédoise qui reçoit un livre d'étrennes... en français. On découvrira l'origine de la légende de sainte Luce, très prisée en Suède. On saura ce que font les animaux durant la nuit de Noël et comment le rouge-gorge devint rouge. On apprendra qu'une mère peut être jalouse de sa propre fille. On lira l'aventure d'un colporteur, voleur et repenti. On assistera au dialogue entre un fossoyeur et le crâne d'un homme assassiné. Et l'on sera surpris par une confrontation inédite entre Jésus et Judas. De ce recueil, profondément empreint de foi religieuse mais aussi de chaleur et de philosophie, émane ce que l'on appelle volontiers la magie de Noël : un mélange de générosité et de mélancolie, de compassion et de joie, sublimé par le talent de conteuse de Selma Lagerlöf.


Une lecture tout à fait de circonstance ! Motivée aussi par ma participation au challenge "Je lis des nouvelles et des novellas", organisé par Lune. Motivée encore par le superbe souvenir que je conserve du "Merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède". Motivée, de surcroît par les clins d'oeil de Soukee (ici) et de Marilyne (). Motivée, enfin par l'approche de Noël. Ce recueil a été publié en 1945, cinq ans après la disparition de son auteure. Les récits qui le composent sont tirés de différentes oeuvres de Selma Lagerlöf.  Elle est la première femme à avoir obtenu le prix Nobel de littérature, en 1909. Son oeuvre est nourrie des légendes et de l'histoire de sa Suède natale. 

Le livre de Noël, c'est huit courts récits (nouvelles ? contes ?) issus des traditions suédoises de la fin du XIXe siècle. L'illustration de couverture ("La veille de Noël" de Carl Larsson) entraîne immédiatement le lecteur dans l'ambiance : quatre enfants, vêtus de sarrau, épient derrière une porte. On ressent leur curiosité joyeuse.

Le livre de Noël, c'est une plume douce, délicate, chaleureuse ; des textes d'une grande simplicité, porteurs de la morale et de la conviction religieuse qu'il faut, évidemment, replacer dans leur contexte historique et géographique. Mais leur caractère agréablement désuet ne trouble en rien une lecture faite à l'aube de 2013. Le charme opère, c'est bientôt Noël. On y lit la vie de gens simples, on y rencontre les mythes sur les animaux...C'est modeste, limpide, touchant. L'inspiration de Selma Lagerlöf hésite entre merveilleux, fantastique et surnaturel ; mais elle conserve un regard ferme sur la réalité. 

Un joli livre, édité chez Babel... à lire sous la couette, au coin du feu, ou à déposer délicatement au pied du sapin dans lequel scintillent boules et lumières, et que... on se prend à rêver que doucement, doucement, dehors, tombent les flocons.

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20 décembre 2012

COMPTES DE NOËL, Delphine de Vigan

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Cette nouvelle est la seule écrite par Delphine de Vigan, dans le recueil "NOUVELLES CONTEMPORAINES - Regards sur le monde". Très courte, comme il se doit. Très courte, mais une lucarne sur le monde d'aujourd'hui... contemporain comme l'annonce de titre du recueil.


Elsa.

Elsa qui met des chiffres partout dans sa vie ; lorsqu'elle apprend que son père, une nuit de Noël, est parti du domicile familial pour aller à l'autre bout du monde, elle s'occupe de la distance qui la sépare de lui, en kilomètres : "De l'autre côté, c'est l'Australie. À 20 000 kilomètres, 12 730 si l'on passe par le centre de la terre". Elle sait "résoudre les équations à trois inconnues, multiplier avec plusieurs chiffres (avant et après la virgule), diviser le plus petit par le plus grand..." et poutant, elle "donnerait tous les livres pour être comme les autres, dans cette innocence, [...] tous les livres pour croire encore au père Noël".

Elsa.

Elsa qui se demande si elle n'a pas des chiffres à la place du coeur. 

Elsa.

Elsa, un autre soir de Noël, longtemps après le départ de son père, qui va faire ses "comptes"....


Bien sûr, comme dans la plupart des nouvelles, on attend la chute, celle qui va nous surprendre, tant on n'aurait pas pu imaginer qu'elle tombe aussi inattendue. Celle de Delphine de Vigan n'est pas tellement déconcertante, non.Mais elle n'est pas décevante non plus. Ce n'est pas elle, cependant, qui nous donnera envie de croire au père Noël !


J'inscris ce billet dans le challenge de Lune : "Je lis des nouvelles et des novellas" (ici)

Je lis des nouvelles

L'index des recueils de nouvelles de ma bibliothèque est ici

 

 

 

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16 décembre 2012

NEUF HISTOIRES ET UN POÈME ; Raymond Carver

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Les récits de Raymond Carver sont d'une simplicité déconcertante. Ils ont pour unique objet l'intimité, la banalité. La vie, en se repliant sur elle-même, est devenue ordinaire, insignifiante. C'est cela, l'époque moderne : la médiocrité qui vous persécute, l'être écrasé sous le poids du quotidien.
Mais il arrive que, de l'intérieur même de cette banalité, jaillisse comme un signe, un avertissement, une injonction à s'éveiller et à accomplir son destin, quel qu'il soit. Il arrive aussi que le message soit brouillé, ou lu de travers.
Ces histoires sont tantôt des tragédies, tantôt des comédies, ou les deux à la fois. Mais leus héros n'appartiennent pas plus à la caste des rois, des reines et des dieux qu'à celle des valets ou des confidents. Ce sont des gens : une serveuse de restaurant, un chômeur, un père anxieux, une femme divorcée et son ex-mar, trois pêcheurs, des voisins trop curieux, un enfant malade.
ils nous ressemblent.


"Simplicité déconcertante" ? Certes oui ! Pour mon premier contact avec Raymond Carver en particulier et avec ce genre littéraire qu'est la nouvelle, le moins que je puisse dire, c'est que j'ai été déconcertée, voire déstabilisée. 
J'avais été pourtant prévenue : Stéphane Michaka, dans son roman "Ciseaux" (ici) m'avait mise au parfum. Carver est un écrivain hors norme qui détient pleinement l'art de l'écrit court (c'est le propre d'une nouvelle, n'est-il pas ?) où tout est dit sans que rien ne soit vraiment dévoilé.Ses personnages sont ordinaires, ils vivent des choses ordinaires dans un quotidien ordinaire. Ce sont justement ces insignifiances qui donnent matière à l'auteur pour construire ses "histoires". Et c'est là que j'ai pris conscience du sens de mots comme "habileté", "dextérité", "talent", "maîtrise", "intensité"...

Quand je regarde, le soir venu, le déroulement de la journée qui vient de s'écouler, je n'en fais pas toute une histoire, moi ! Eh bien, Raymond Carver, si ! Et quelle histoire ! Et avec quel génie ! Il puise dans les états d'âme de ses personnages l'essence de répercussions psychologiques qu'il exploite pour donner corps à une succession d'évènements qui conduiront à une chute le plus souvent inattendue (ça, ce n'est pas du Carver, c'est bien trop long et...). Là aussi, c'est le propre de la nouvelle, contesteront certains esprits chagrins que mon panégyrique importunerait.

Alors, ce Carver, qu'a-t-il donc de si spécial ? Je pourrais dire que c'est le maître de ces phrases que l'on prononce sans y penser : "C'est la vie, que veux-tu !", "Qu'est-ce qu'il y a ?", "Je sais pas"... Ces quelques mots insignifiants (étymologiquement : privés de sens) dans nos propos, deviennent caisses de résonance ("raisonnance" ?) dans ceux des personnages, cabossés de la vie, qu'il évoque. Ces gens qui galèrent, qui exercent des petits boulots, qui rament pour tenir jusqu'à la fin du mois, qui rament pour tenir tout court, ces gens simples, ces gens las, ces gens désespérés, ces petites gens souvent incapables de parler, de communiquer, qui vivent une sorte de mutisme social. 

Les nouvelles de Carver disent le désespoir, la souffrance, la solitude, la lâcheté, la peur, le doute. Mais elles s'expriment avec tant de simplicité, de véracité, qu'au détour d'une virgule, que là, juste au dos d'une page, c'est vous que vous trouvez.Et même pas mal ! quoique... à y réfléchir ... Tout dépend comment on lit ces histoires à ne pas dormir debout.


Quelque chose me chiffonne : et si ces textes courts, ces vies sans passé ni lendemain, ces chutes désarçonnantes n'étaient l'oeuvre que de Gordon Lish (l'éditeur de Carver), le châtreur de textes ? Pas possible !  Carver a écrit : « Les mots, c'est finalement tout ce que nous avons, alors il vaut mieux que ce soit ceux qu'il faut et que la ponctuation soit là où il faut pour qu'ils puissent dire le mieux possible ce qu'on veut leur faire dire » (De l'écriture). Il faut que je lise "Débutants", le manuscrit original que la poétesse Tess Gallagher, sa deuxième épouse, a préservé, protégé et publié. 


Je lis des nouvelles

Comme je me suis engagée pour le challenge "Je lis des nouvelles" (clic), l'un de mes prochains billets sera dédié plus précisément à l'une des "neuf histoires" de Raymond Carver. Je vais devoir choisir entre :

  • De l'autre côté du palier
  • Ils t'ont pas épousée
  • Les vitamines du bonheur
  • Tais-toi, je t'en prie, tais-toi !
  • Tant d'eau si près de la maison
  • C'est pas grand chose, mais ça fait du bien
  • Jerry et Molly et Sam
  • L'aspiration
  • Dites aux femmes qu'on va faire un tour

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