23 décembre 2012

LE YARK, Bernard Santini & Laurent Gapaillard

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Quatrième de couverture :

Parmi tous les types de Monstres qui grouillent sur la terre, l'Homme est l'espèce la plus répandue.

Il en est une autre, cependant, plus rare et moins connue.

C'est le Yark.


Eh bien moi, en matière de Monstre, je préfère le Yark ! Parce que le Yark aime les enfants. Et ça, quand même c'est un sacré bon point, non ? Bon ! d'accord, le Yark mesure six mètres, il a des ongles crochus. Mais aussi, il adore l'odeur d'amande et de beurre frais", et puis "il ne mange jamais d'animaux, estimant qu'ils sont vraiment trop mignons pour être dévorés".

Pas trop envie d'en raconter davantage. Parce que dévoiler la personnalité du Yark serait démasquer les "bonnes" intentions de l'auteur. 

C'est un album qui peut être lu à partir de huit ans ; oui, je consens. Mais un lecteur un peu plus vieux, voire plus vieux, voire vraiment plus vieux pourra tirer grand bénéfice à sa découverte. Le Yark, c'est un peu le contre-exemple de l'Homme, qui fait semblant de croire aux bons sentiments alors que "les bons sentiments n'ont jamais nourri personne   [et que...] la Nature, qui ne connaît pas de morale, se fiche malheureusement de ce qui est bien et de ce qui est mal [et que...] depuis la nuit des temps, force est de constater que ce sont toujours les plus gentils qui se font bouffer en premier".

Un album jubilatoire et fantasque qui respire l'allégresse. Un album qui, mine de rien, donne à réfléchir (à celui qui veut bien) sur la nature humaine et sur certaines de ses "faiblesses". Quelques extraits savoureux et profitables :

"Il n'y a vraiment rien de plus sadique qu'une fillette bien éduquée"
"Les humains n'ont pas beaucoup d'imagination. Ils ne voient la beauté que dans ce qui leur ressemble"
"Depuis l'âge de fer l'homme n'a guère évolué"
"La liberté serait que tu puisses vivre sans dévorer personne"
"Il n'y a pas de loi. Il n'y a que ce que chacun décide pour soi"
"Ce qui la gênait c'était que pour vivre il faille tuer un être vivant"

Merci à Marilyne et à Noukette d'avoir convaincu Jérôme, au salon de Montreuil, de diriger ses pas vers le stand Grasset et d'y rencontrer le Yark. C'est une pépite de la littérature jeunesse, du pur bonheur ! 

(Message codé à l'intention de Jérôme : bisous à Charlotte, mais si tu les fais à Madeleine, je ne t'en tiendrai pas rigueur)

Posté par C Martine à 21:25 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Commentaires sur LE YARK, Bernard Santini & Laurent Gapaillard

    Une convertie de plus à la cause du Yark, super ! Maryline et Noukette ont de bons goûts en matière de littérature jeunesse, aucun doute là-dessus.
    Et promis je souhaiterais un joyeux noël à Charlotte/Madeleine de ta part dès que les douze coups de minuit auront retenti.
    Bonnes fêtes et bon réveillon

    Posté par jerome, 24 décembre 2012 à 12:30 | | Répondre
    • Il va falloir peut-être constituer un fan-club du Yark Je l'ai trop aimé ce monstre au "GRAND" coeur, et à l'estomac fragile. Merci de m'avoir permis de le rencontrer, et - ouf je ne suis guère sage ! - j'aurai moins d'ennuis que certains pour terminer l'année ! Des bises, Jérôme, à partager avec ceux que tu aimes.

      Posté par Littér'auteurs, 24 décembre 2012 à 13:30 | | Répondre
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