13 décembre 2012

JE M'AMUSE EN RIMANT ; Jean Tardieu

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Quatrième de couverture

Pour aider les enfants à apprendre les tables de multiplication, Jean Tardieu a convoqué des animaux, les trois mousquetaires, un pianiste, les sept nains et bien d'autres personnages auxquels il arrive des histoires désopilantes qui font rimer chiffres et mots. Une mnémotechnique astucieuse et originale pour redécouvrir le plaisir de compter… en poésie.


Les éditions Gallimard ont publié ce recueil poétique en 1947, sous le titre Il était une fois, deux fois, trois fois ou la table de multiplication en vers. En 2000, elles le rééditent pour la préface et les illustrations sous le titre Je m'amuse en rimant.

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La première édition était illustrée par Élie Lascaux.Celle que j'ai entre les mains est signée de Sylvie Montmoulineix et préfacée par le poète Guy Goffette : "Il suffit de pousser la porte des mots qui n'est jamais verrouillée, et d'entrer dans le poème qui n'attendait que ça pour se mettre à chanter, à danser, à rire à mots déployés".

Si Jean Tardieu, en écrivant ce recueil de dix poèmes (un par table de mltiplication) avait l'intention d'instruire les enfants en les amusant, nul doute qu'il a du lui-même beaucoup se divertir ! C'est une famille de chats qui commence la danse.

"Ils pourchassent les souris,
Une fois six, six.

Et sautent après les alouettes,
Une fois sept, sept..."

Maurice, aux sports d'hiver, tentera ensuite de décortiquer la table de deux ; et les Trois Mousquetaires ? prêts pour la table de ... trois, bien évidemment ! Et tout à l'avenant, jusqu'à 10, avec l'histoire de l'avare et de sa femme.

Il est clair que ces poèmes d'apprentissage ont été écrits pour des enfants de 1947, qui n'avaient d'autre choix que de rabâcher leurs tables jusqu'à les savoir par coeur, et sans fioriture (j'en fais partie). Jean Tardieu, en la matière mathématique a du être très novateur ! Je me demande d'ailleurs si ses concepts ont connu quelque succès.Peut-être Célestin Freinet ? les émules de Maria Montessori ?

Ce recueil est surtout un charmant petit morceau d'anthologie qui pourrait aujourd'hui faire sourire nombre de pédagogues. Mais qui sait ? De réformes en réformes de l'enseignement, qui sait si les poèmes de Jean Tardieu ne feront pas, au détour d'une porte d'un nouveau ministère, un tabac ?

PS - Devinez qui est l'inspiratrice de la table de sept ! 

Posté par C Martine à 20:25 - Commentaires [3] - Permalien [#]


Commentaires sur JE M'AMUSE EN RIMANT ; Jean Tardieu

    J'ai appris par coeur aussi et même pas avec Tardieu ! je pense qu'à l'époque l'instit aurait considéré que ce n'était pas assez sérieux .. il n'était pas question de sourire, même pas une seconde.

    Posté par aifelle1, 14 décembre 2012 à 06:45 | | Répondre
    • Ouh là là non ! Il n'était pas question de rigoler ! L'école était une entreprise sérieuse ! Et Tardieu, avec ses galéjades, devait être considéré comme un hurluberlu au mieux, comme un danger au pire. D'ailleurs, ses poèmes, que je sache, n'étaient pas au programme des récitations que nous devions débiter d'une traite, debout devant le tableau, les mains derrière le dos !

      Posté par Littér'auteurs, 14 décembre 2012 à 07:00 | | Répondre
  • Je vois que nous avons connu le même régime )

    Posté par aifelle1, 14 décembre 2012 à 13:35 | | Répondre
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